La Starak : (toujours) la même

Star Academy, Nouveau Logo

Il y a des joies qui ne durent pas : voilà déjà neuf mois que la Star Academy 6 fermait ses portes, il fallait bien que la septième ouvre un jour et ce jour, c’était hier. Le temps passe vraiment trop vite. Pour fêter la nouvelle saison (et le premier prailleme), le 23 octobre fut une grande soirée sous le signe de la Starak avec le portrait des dix-sept nouveaux prétendants à la notoriété rapide et une première chanson pour se mettre en jambe. Et puis, nous avons pu voir le Bus Concorde qui emmenait les joyeux concurrents jusqu’au château de Dammarie-lès-lys. Mais, comme tout événement, pour bien en apprécier toutes les facettes, il faut le revoir au ralenti. Enfin, un ralenti rapide, quand même.

Nikos, Starak

20h50. Après un paquet de publicités qui vantaient aussi bien la toilette intimme que le gel ultra-fixant, la soirée a débuté avec un Nikos Aliagas survolé dans un costume cintré. Plus excité que jamais, au milieu d’un public survolté, Nikos nous a promis une Starak comme on n’en avait jamais vu. Incroyable, encore mieux qu’avant, à se demander même pourquoi certains l’ont regardée l’année dernière tant cette année, ça va être du sévère et envoyer du lourd.

Starak, Candidats

Parmi les candidats, on avait une bonne proportion de cas sociaux qui ont arrêté les études pour « vivre de leur passion », une jeune demoiselle qui aimait le théâtre, mais comme y’a pas de Starak du théâtre s’est reconvertie dans la musique ou bien encore un inverti qui fantasme grave sur Liza Minnelli. Cette année, plus de rockeurs que de arènebi, parce que TF1 l’a bien vu, le arènebi, c’est plus ça qui plait aux jeunes maintenant. Il y a, entre autres, Sevan, le rappeur pas que rappeur, fils d’Henri Verneuil, la rockeuse sentimentale, Lucie, qui a son sac à tête de mort, ses chaussures à tête de mort et son bandana à tête de mort, l’original Quentin qui explique au cours du reportage pourquoi il porte une chaussure noire et une chaussure blanche avant que Nikos ne débarque l’air hagard sur le plateau et lui demande : « Alors, Quentin ! Pourquoi une chaussure noire et une chaussure blanche ? » et Claire-Marie qui murmure à l’oreille des chèvres. Et puis, il y avait les bons conseils de Nikos comme : « Vous serez seul face à vous-même sur scène, Lucie ». Le jury de la Starak a choisi judicieusement une majorité de musiciens confirmés cette année, ce qui a évité les catastrophiques casseroles habituelles (sauf Pierre et sa monstrueuse reprise de Life on Mars de Bowie). Enfin, il y a Bertrand (ci-dessous), le « vieux » de trente-cinq ans qui a été sélectionné pour perdre.

Bertrand

Evidemment, tout cela était sous le signe de la triste (achetez ses disques) disparition de Grégory Lemarchal (achetez ses disques) dont les nouveaux starakadémiciens ont repris la chanson-phare avant de partir pour le château.

Intermède d’une demi-heure qui a permis à TF1 de diffuser le concert de Grégory à l’Olympia de 23h25 à 00h50.

Retour sur le plateau (soit-disant en direct, mais le trajet jusqu’à Dammarie-lès-lys ne dure qu’une demi-heure, il est plus probable que la suite a été tournée dans la foulée), pour voir Nikos, cravate défaite autour du cou discuter avec le jury (dont l’atroce Pascal Nègre qui à lui seul a réussi à précipiter la chute de l’industrie musicale) et les familles des candidats de leur arrivée dans le château.

Rien à dire : quelle belle soirée.

Oui, c’est encore un article que j’ai écrit pour Fluctuat, mais faut pas que je le dise trop fort, parce que je suis pas censé les remettre sur mon beulogue. M’enfin, un de temps en temps, c’est pas si grave, nan ?

5 commentaires

  1. Jyv

    « Oui, c’est encore un article que j’ai écrit pour Fluctuat, mais faut pas que je le dise trop fort, parce que je suis pas censé les remettre sur mon beulogue. M’enfin, un de temps en temps, c’est pas si grave, nan ? »

    Si c’est super grave… çà crée du « duplicate content », l’ennemi naturel du réfèrencement (comme Voldemort et Harry Potter)…
    Tu ferais mieux de faire un lien direct…

    Mais bon d’autres le font aussi via leur blog myspace… (je donnerai pas de nom)

    Sinon sur le fond… énorme le Bertrand qui nous « chie » un very superstitious de karaoke entouré d’une chorégraphie « trés année soixante-dix » (selon Nikos) qu’il s’époumone à traverser avec une joie non feinte. C’était un peu Noël, cette entrée en scène de la starak 7 !

    Une grande messe avec l’invocation de Lara Fabian (« Immortelle » avec chanteuse surélevé par des Fennwick pour) où les filles, de la rockeuse à la chanteuse de bal au menton proéminent en passant par la petite punkette de Cergy savonnée pour l’occasion, sont toutes si évidemment fans de Céline Dion, un jury de l’impossible composé d’un Passi impassible devant les chorégraphies d’un Kamel Wali promu (?) scénographe du praïme et de « Mozart », un gros mec avec des cheveux beigeasses à la Walderrama qui travaille avec les plus grands, une Alexia Laroche Joubert qui a oublié que la télé çà grossissait impitoyablement (on dirait qu’elle est enceinte de deux ans la pauvre…) avec des rumeurs de remplacement de direction par Laurence Boccollini… et comme disait Nadia, c’est parti pour le show ! =)

    Je suis impatient d’avoir des nouvelles sur le blog ! Tu feras des concours de citations, dis !

  2. artypop

    Flu > Oh bin non pas déjà ! à moins que ce ne soit la mine que je me suis pris hier soir. Putain… plus aucun souvenir de la soirée… j’étais vraiment déchiré.

    Jyv > Excellente ta description… enfin, j’avoue que j’ai regardé la starak pour flu, je l’aurais peut-être pas fait sinon, mais c’est quand même pathétique. Comme moi ce matin, avec un casque comme rarement. Et dire que je vais parler avec ma banquière tout à l’heure…

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