Statistiques Défavorables
Entre huit heures et neuf heures trente, à ma station, il y a environ un métro toutes les 2 minutes, soit quarante-cinq métros qui circulent. Chacun dispose de six rames, soit un total de deux cent soixante-dix rames qui passent devant mon quai au cours de cette heure et demie. Dans chaque rame, il y a un minimum de quarante personnes et un maximum de cent (à vue de nez, hein, j’ai pas compté) au moment où je monte dedans. Disons soixante, et je suis sympa. Ce qui nous fait, attention : seize milles personnes potentiels que je peux croiser suivant l’heure de mon départ et le choix de ma rame.
À l’arrivée, j’ai dix minutes à marcher et, le matin, comme je suis peu loquace, la perspective de faire la conversation avec un collègue de bureau ne m’inspire ni joie ni enthousiasme.
Ma société est composée de mille trois cents individus. Ils sont aux environs de deux cent soixante à travailler à mon étage, étage qui occupe trois numéros dans la rue. Sur ces deux cent soixante, j’en croise une centaine, mais j’en connais pas bien plus de cinquante et, sur ces cinquante, j’ai déjà parlé avec vingt-cinq. Parmi ces vingt-cinq, comptons en vingt avec qui, devant la machine à café, j’ai déjà échangé quelques mots au-delà du traditionnel « bonjour ». Sur ces vingt, il y en a trois qui prennent le même métro que moi pour venir sur notre lieu de travail. Et marchent donc eux aussi dix minutes pour venir au bureau.
Alors, comment se fait-il que, en dépit d’une probabilité infime si l’on prend en compte les données précédentes, un jour sur deux, je me retrouve avec un de ces trois collègues dans la même rame de métro et que je me tape les dix minutes de marche à pieds à discuter avec lui ou elle ?
vraiment pas de chance.
Ou alors un hasard de la providence qui t’incite à parler avec cette personne !?
PommeFraise > en même temps, j’ai honte, je devrais aimer la terre entière… mais parfois, on est face à Cali ou à Raphaël Enthoven et d’un coup, on voudrait arracher la tête à un bébé phoque.
MDR. Y a des gens qui n’ont vraiment pas de chance
)
Et le Vélib’ c’est fait pour qui? Hein? Dis?
MarcelD > Bah le Vélib’, c’est cool, mais y’a jamais de place pour se garer à côté de l’Aquaboulevard…