Ch. logement sous pont (please RT)

Je ne vais pas le cacher, l’appartement dans lequel je réside, je n’en suis pas ultra fan. Je pourrais commencer par raconter le fait que la cuisine est insalubre, que les murs s’y décomposent et que l’humidité frise les 99% ou bien encore que même au moins de juin, il paraît inconcevable de couper le chauffage. Je pourrais, mais bon, ça n’apporterait pas grand chose.

Donc, j’ai pris la grande décision de déménager (alors que je l’ai fait il y a moins d’un an, mais que veux-tu ?, dépenser mon argent stupidement est absolument un must dans ma vie). Problème : pour déménager, il faut dire à son propriétaire qu’on s’en va, et il faut le faire trois mois avant de partir. C’est gentil, ce concept, mais c’est pas très arrangeant. Parce que tu n’as en réalité qu’un mois pour chercher l’appartement de tes rêves et comme je ne suis pas prêt d’être sélectionné pour « Cherche Appartement » sur M6, je ne peux un peu compter que sur mon dévouement pour choper le truc de rêve.

L’idée me stresse. Envoyer une dédite de son logement sans en avoir un autre appart derrière, c’est un peu comme démissionner sans avoir un job après, ça pue la merde. Bon, sauf si tu es celui sur laquelle la fée clochette s’est penchée, bien sûr, car, dans ce cas, tu files ta dédite, trois jours plus tard, tu as un copain qui te dit que l’appart de Michel est libre que tu peux le prendre pile quand tu veux et que son propriétaire a décidé de le louer vingt pour cent moins cher qu’avant, soit un appart de 60 m2 surplombant les Buttes-Chaumont à 800 euros.

Malheureusement, la fée Clochette a raté mon berceau, et – je ne sais pas – je sens que ça va ressembler à ça : dédite déposée le premier août, départ pour le premier novembre ; recherche d’appart à partir de fin septembre sur tout le mois d’octobre ; « ah, celui-ci est déjà loué » ; « ah, votre dossier n’a pas été retenu » ; « ah, celui-ci est au sixième sans ascenseur et votre piano n’y rentre pas » ; « ah celui-ci n’est pas disponible avant le vingt décembre » ; le premier novembre, ça va être chargement du camion pour un garde-meuble ; squatte ; chômage ; plus d’appart ; retour dans la maison familiale ; suicide[1].

Bref, tu l’auras compris, à un mois de poster ma jolie lettre recommandée avec accusé de réception, je suis comme une bite devant le scalpel qui va l’émasculer.

Tiens. Anne Hidalgo me suit dorénavant sur Twitter, si je demandais un logement gratos de la ville de Paris ?

[1] Comme je l’ai déjà souligné, le suicide est l’unique solution à laquelle pense mon cerveau devant une situation qui paraît inextricable.

10 commentaires

  1. carbon

    Rah la la un mec qui joue du piano, c’est trop sexy !
    (et si tu as un piano mais que tu n’en joues pas, c’est nul ! et si le piano n’était qu’un exemple pour illustrer ton soucis, c’est nul aussi !)

  2. Ambiome

    Bienvenue au club. Préavis posé, prend fin le 28 août, et jusque là c’est le stress absolu. J’ai envie de mourir, mais j’ai pas le temps, j’ai des préparatifs de mariage sur le feu. Je deviens folle. Personne ne devrait jamais avoir à chercher d’appart à Paris, c’est l’horreur absolue !

  3. artypop

    Carbon > Ouais, bah jusqu’à présent, on peut pas dire que ça a été un grand argument de drague.

    Ambione > Ah oui, mais là, EN PLUS, les préparatifs de mariage, c’est de se tirer une balle dans le pied quand on est en train de jeter l’eau du bébé dans le bain…

  4. Ambiome

    Ouais je sais. Peut-être en fait que j’avais envie de mourir au fond de moi. et que j’ai trouvé cette façon de faire plus classe qu’un suicide classique ? Je m’en vais interroger mon inconscient tant que j’en ai encore la force…

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