Les stars de l’interweb #1
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Comme aurait pu le dire Blondin : « tu vois Tuco, le monde se divise en deux catégorises : ceux qui ont une grande gueule et ceux dont personne n’a idée de l’existence ». Dans la vraie vie, quand tu es dans la seconde catégorie, ça se caractérise par une simple constatation : si tu dis un truc, les gens ne l’entendent pas. Gotlib avait magistralement mentionné ce cas particulier quand dans un repas, tu racontes une blague super drôle et que personne ne l’entend, alors tu la répètes, mais le brouhaha continue et à la troisième fois « d’une voix de plus en plus éteinte », tu commences à rougir en te disant : « bon, j’ai l’air con, mais personne ne l’a vu » ; sauf qu’à l’autre bout de la table, y’a un type qui a remarqué ce qui vient de se passer et paf, tu te prends dans les dents son gros sourire qui dit « tu t’es pris un gros vent, dis donc », cas typique de cruauté mentale extrême.
Personnellement et à mon petit niveau, j’ai beau tenter de vociférer partout où je peux (et Internet est un exutoire de premier choix), la seule chose qui résonne autour de moi, c’est le silence. Je porte ma voix vers du rien, je m’égosille dans le vide. Pourtant, là, à mes pieds, un parterre de millions de paires d’oreilles pourrait m’entendre, mais il n’écoute pas. Je suis la transparence même. À mon avis, mon père était vitrier. Et à l’opposé, ceux qu’on appelle les stars du web n’ont qu’à se moucher pour que le peuple hurle à la semence sacrée.
Par exemple, il pourrait mourir un millier d’artypop que ça émouvrait à peine leur mère alors qu’un Vincent Glad se cogne le petit orteil et c’est la planète qui tousse[1].
Du coup, j’ai décidé de faire comme la ribambelle de courtisans qui jonchent les octets de l’interweb, je vais activer ma brosse à reluire et frotter et frotter encore jusqu’à ce que les chaussures des pointures du net soient si réfléchissantes que j’y vois mon propre reflet.
Pour bien commencer, je me lance dans la première biographie non officielle d’Henry Michel (le bloggueur et pas la porn-star).
Né en Camargue d’un père poinçonneur de lilas et d’une mère de famille, le jeune Henry Michel – improbable conjonction de deux prénoms – développe rapidement une passion pour le marketing viral et opérationnel. À l’âge de quinze ans, il s’invente son premier alter-ego qu’il nomme Mirliton Barjabulle parce qu’il est fan de Pyramide. Avec ce dernier, il fait les quatre cents coups dans le Vaucluse avant de débarquer dans le Var. « Je n’habite que dans les départements en V », affirmera-t-il lors de son interview-vérité accordée au journal Paris Match (titrée, rappelons-le, Je suis un homme simple). Interpellé par les forces de l’ordre après un an d’activités répréhensibles, il chargera comme un mulet Mirliton (qui écopera de dix ans fermes) et s’inventera une nouvelle vie à Cannes avec un ami imaginaire informaticien, Jean-René Craypion (qui s’avérera tout autant véreux que Mirliton, mais échaudé par la première histoire, Henry Michel n’a jamais pris part aux agissement douteux de ce dernier).
Assagi, le jeune Henry Michel a alors 24 ans quand il ouvre pour la première fois une fenêtre Internet. C’est la révélation. Ce sera son lieu d’expression privilégié. Par le biais de Twitter, il se crée à la force du poignet une fanbase[2] solide qui le suivra dans tous ses agissements. Cité par BienBienBien, il devient la coqueluche du Web et gagne ses galons de gloire. Il finit même par intégrer la team du « meilleur blog actuel » pour lequel il livrera « ses meilleurs papiers ». Couvert de gloire, cité par Bruce Toussaint et félicité par Ariel Wizman, repris par Vendredi, retwitté à chaque éternuement, Henry Michel continue d’habiter le Var (« Paris, j’y viendrais quand ce sera en Vendée » eu égard à sa passion pour les département en V), est marié, a (bientôt) deux enfants, fait ses courses à Auchan le samedi et s’entraîne chaque jour de la semaine au moins une heure dans une salle de gym à shaker son body sur du Shakira. Un homme simple, en vérité.
[1] Oui, je sais, c’était un peu plus grave qu’un orteil mais quand même.
[2] Une légende rapporte qu’un soir d’été, après une virée arrosée entre copains, Henry Michel décida de supprimer son compte Twitter perdant plus de 2 000 suiveurs de son compte pour « reprendre à zéro [s]a vie numérique ». Malgré un long article sur son blog à ce propos, rien ne vient réellement confirmer cette anecdote dont les exégètes doutent majoritairement. Tout laisse à croire que cet épisode n’a jamais eu lieu dont il a été rapporté et qu’il s’agissait en réalité d’une stratégie de mise en valeur de l’humanisme du personnage.
Je trouve @artypop bien humble http://7gbm5.th8.us
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la bio de @HenryMichel sur le blog de @artypop http://www.artypop.com/?p=1879
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Le vent a soufflé. RT: @lafillelabas: la bio de @HenryMichel sur le blog de @artypop http://www.artypop.com/?p=1879
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écoute le podcast de @artypop http://www.artypop.com/?p=1879
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tu attires peut être surtout les lecteurs timides comme moi, alors pour une fois je le dis tout fort : j’aime ton blog, c’est un des rares qui me fassent rire alors merci !
mais qui sont ces gens ?
« la seule chose qui résonne autour de moi, c’est le silence. »
Non c’est pas vrai !
Je suis fan aussi, comme de nombreux autres ‘silencieux’ !
@ bientôt !
TommyG et Manou > Oh merci, c’est gentil
Raph > Des gens qui veulent des autographes
je lis mais je ne commente jamais.
(on m’a obligé un canon sur la tempe)
Nora > Le canon sur la tempe, ce sont les gens de C’est la Gêne, je suis sûr…