Économise un ciné : Forces spéciales

Aujourd’hui, ami lecteur, ma bienveillance légendaire n’aura qu’un but : te faire économiser 10 euros (ou du temps si tu as une carte illimitée) au cas où l’idée saugrenue d’aller voir Forces spéciales te traverse l’esprit. Et ce serait une véritable erreur.

Forces spéciales, c’est un film de cinéma français avec Diane Kruger, Djimon Hounsou, Benoît Magimel, le clone de Zach Galifianakis sous Lexomil (Denis Ménochet) et Marius. C’est comme ça qu’il est crédité dans le générique et déjà quand on voit ça, on a peur. Mais ce qui fait encore plus peur, c’est l’affiche du film. Attention : ferme les yeux.

Force

En fait, je m’aperçois que tout le film y est résumé : l’intégralité du pitch, le mauvais jeu des acteurs et le kitsch de la réalisation.

Diane Kruger (Elsa dans le film) est une journaliste indépendante qui se bat farouchement contre la présence de militaires français en Afghanistan. Alors qu’elle interviewe une jeune femme du pays qui se bat pour son indépendance, celle-ci se fait prendre par Zaïef, un chef taliban. Diane décide alors de s’organiser un rendez-vous avec Zaïef pour sauver sa cops. Mais, elle s’y prend comme un manche et finalement se fait kidnapper avec son traducteur. Le chauffeur est abattu sur place par manque de budget pour payer son rôle. Les talibans envoient une vidéo de la journaliste au gouvernement français qui décide ni une ni deux d’envoyer une équipe de FORCES SPÉCIALES (d’où le titre) sur place.

Ce scénario – riche – est servi par une mise en scène nerveuse et des acteurs au top de leur forme. Ou plus concrètement, le film est réalisé par un épileptique parkinsonien qui ne fait pas de plan de plus de 5 secondes (autant dire que dans les scènes dans les bureaux de l’Élysée, c’est juste exaspérant) et joué par une ribambelle de comédiens plus mauvais les uns que les autres.

Résumé du film en cheat mode « munition illimitée »

Premier jour – Ils retrouvent Diane Kruger en moins de dix minutes tout en massacrant copieusement des talibans par centaines. Et là, le spectateur se dit que le film va être étonnamment court. Mais – pas de chance – pendant l’opération, ils perdent à la fois la radio, les émetteurs, le téléphone satellite et leurs talkies-walkies. Les voilà contraints de s’exiler dans la montagne pour traverser une frontière à plus de 5000 mètres d’altitude afin de rejoindre je sais plus trop quel autre pays (le Pakistan). Une marche forcée de dix jours rythmée par des panneaux façon changement de round dans un match de boxe de seconde division. Et même pas présentés par une meuf à poil. D’la merde.

Second jour – Ils marchent et attaquent les talibans qui les poursuivent et qui débarquent par groupe de 10 armés jusqu’aux dents et meurent les uns après les autres sous les balles FRANÇAISES. Au bout d’une dizaine de minutes de fête foraine à voir les méchants tomber comme des mouches (on ne compte pas les morts mais ils sont nombreux, de quoi battre un record de pile humaine dans le Guinness), les talibans battent en retraite. L’équipe de FORCES SPÉCIALES continue alors sa mission.

Troisième jour – Ils cherchent un abri (il faut croire que jusque-là, ça n’avait pas eu d’intérêt flagrant). Elsa trouve un village afghan et demande l’hospitalité à ces gens (grâce à l’interprète, mais tout le monde félicite Elsa). Là, bien sûr, CONTRASTE : ces afghans-là, ce sont DES GENTILS. Moment d’émotion quand on leur demande : « Mais où qu’ils sont les enfants ? ». Réponse : « Les talibans les ont pris pour leur laver le cerveau ». On pleure.

Quatrième jour – C’est le départ du village avec des adieux déchirants quand au bout de 100 mètres, l’interprète décide de rester sur place pour combattre auprès des villageois que la milice talibane toujours à la poursuite d’Elsa s’apprête à envahir. Elsa, elle, décide de rester pour l’aider aussi. Alors qu’elle n’a pas d’arme, la gourdasse. Ça n’arrange pas trop le reste des FORCES SPÉCIALES. Mais, beaux joueurs, les militaires venus pour la récupérer décident de les aider. C’est alors la GROSSE BATAILLE dans le village. À nouveau, le nombre de morts dépasse la population du Qatar. Une fois le gros des troupes talibanes décimé, Elias (le sniper d’élite de ces FORCES SPÉCIALES) se sacrifie et consent à rester sur place pour retarder les poursuivants. Les autres FORCES SPÉCIALES partent alors sur le chemin rocailleux vers le Pakistan avec Elsa (l’interprète est mort pendant les combats) tandis qu’Elias se fait courser par une horde de talibans qui continuent de tirer n’importe où. S’ils avaient piloté les avions du 11 septembre, les tours seraient encore debout. On remonte en altitude rejoindre le groupe qui décide de trouver à nouveau un abri pour la nuit parce qu’il neige, que l’un d’eux est blessé et qu’Elsa est fatiguée. Pendant ce temps, Elias est toujours poursuivi par des talibans une centaine de mètres plus bas.

Cinquième jour – Alors qu’une belle journée se lève et que nos amis des FORCES SPÉCIALES viennent de perdre un nouveau membre de l’équipe (le blessé de la veille qui n’a pas survécu), on revient sur Elias… qui est toujours en train de courir avec une cinquantaine de barbus derrière lui. La nuit a dû être longue. Finalement, il meurt. Et crie. Et remeurt.

Du sixième au dixième jour – Interminable épisode où on les voit marcher dans la neige. Exaspéré, le chef de l’équipe des Forces spéciales échaudé par le clone de Galifianakis qui n’arrête pas de gueuler après la journaliste (« Vous, euh, les journalistes, vous dites du mal de nous les militaires, mais c’est nous qu’on vient vous chercher quand vous êtes capturés par les talibans alors, vos mouilles ») finit par lui annoncer une nouvelle qu’on sait depuis le début : sa femme est enceinte. À partir de ce moment-là, on se dit que ses jours sont comptés et on n’a pas tort parce que dès qu’il apprend l’heureux événement, il meurt sous la balle d’un salopard de taliban. Le salaud.

Onzième jour – Ils ne sont plus que trois : la journaliste Elsa, le chef d’équipe et Benoît Magimel (qui est tombé amoureux en chemin d’Elsa). Enfin ils traversent la frontière ! Épuisés, à bout de forces, ils n’arrivent pas à éviter… une chute de pierres. Bilan lourd : le chef d’équipe se retrouve avec une fracture ouverte du tibia. COMME PAR HASARD. Magimel (qui a déjà une balle dans la hanche) ne peut plus avancer. Elsa compte bien rester près d’eux, mais le chef lui explique la situation : « Faut que tu rentres Elsa sinon tout ça n’aura aucun sens ». PARCE QUE ÇA EN AVAIT UN JUSQU’ICI ? se dit le spectateur au fond de son siège désespéré par les séquences grotesques qui s’enchaînent. Elsa pleure, refuse, nie, négocie et finalement accepte. Elle roule une grosse pelle à Magimel (elle est amoureuse) et fait ses adieux façon Magicien d’Oz : « C’est toi l’épouvantail qui me manquera le plus ». Et elle part et marche dans le désert des heures.

Douzième jour – Elsa Kruger continue d’avancer péniblement. Finalement elle tombe par terre, morte d’épuisement. À ce moment-là, ALORS QU’ELLE EST EN PLEIN DÉSERT (on le sait parce qu’on a vu un plan d’hélicoptère qui tourne autour d’elle – le réalisateur est super friand de ces plans, il en colle dès qu’ils sont en haut d’un rocher ou au milieu d’une route, c’est désagréable au possible), un camion de l’ARMÉE FRANÇAISE arrive. Toujours là où on ne l’attend pas la grande muette ! Et Elsa est sauvée.

Sauf que bien sûr, arrivée sur le camp, elle demande expressément aux militaires de partir à la recherche de ses deux compères d’infortune. Autant dire chercher une aiguille dans une botte de foin de plusieurs dizaines de kilomètres. Et elle repart en hélico avec l’amiral qui a dirigé toute l’opération depuis le porte-avion Charles de Gaulle. L’hélico tourne, tourne, tourne quand SOUDAIN Elsa crie : « ILS SONT LÀ » en pointant du doigt un bout de caillou où les deux hommes sont toujours vivants.

Le film s’achève sur un carton qui remercie « John, Michel, Alban et Martin ainsi que tous les militaires qui nous protègent à travers la planète » et un second carton qui remercie « également les reporters qui partent au bout du monde pour nous informer ».

Dans le premier épisode de la série Freaks and Geeks, l’un des lycéens est handicapé mental, mais quand on lui dit qu’il est débile, il s’énerve et crie : « JE SUIS PAS DÉBILE, JE SUIS SPÉCIAL ». Ce film, c’est la même chose.

Special

Ma note :

Sego

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22 comments

  1. supertramp

    comprend pas ton avis un tres beau film , avec de l’action et des scène émouvante , des bon acteurs , je vais pas regarder un film pour voir tous ses Default mes plutôt pur passer un bon moment et je peux dire que toutes les personnes qui été dans la salle en on passer un! mais si les gens vont pas le voir, c’est pas car tu dit qu’il est nul mais surtout parce que tu raconte toute l’histoire – » !

  2. ep1g107

    comment tu peut osez ouvrir ton claque merde a ce point là toi !!! tu as fait quoi dans ta vie pour juger? rien…. comme tous ceux qui critique ce film encore heureux qu’il y est des film ou les réalisateurs ce sorte les doit du cul

  3. François

    C’est une honte d’écrire un torchon pareil. Le jour, si il arrive, et je le souhaite, tu passeras par la ou sont passé plusieurs journalistes, j’espère que l’armée Fracnçaise n’ira pas te chercher et évitera de faire tuer ses hommes pour un petit pourri comme toi. Je pense que tu dois passer des sombres heures à penser au suicide et ton coeur est bien remplie d’une haine anarchique. Gros pourrie!

  4. Jojo la débrouille

    J’aime beaucoup ton exagération sur le résumé que tu fais au film.
    Tu es minable. Et il ce dirige vers l’Afghanistan étant déjà au Pakistan …

  5. Benjamin

    Je sais même pas quoi te dire quand je vois ta critique.. Pour un film Français, je trouve ça cohérent comme scénario! Mais bon venant d’un civil.. Cependant l’avis général et que ta critique est à mettre là ou tu sais, donc pas de soucis..

  6. boyer

    Espece de grosse merde, par ce que tu vient d’ecrire,
    Ainsi que toute les couilles de loups qui t’on suivies,
    Vous critiquer un film qui parle des plus nobles combattant
    Qu’on est dans ce pays. Les scenes de combats sont hyper realiste
    Bien loin des films ricain ou tout explose avec de simple grenade.
    Et surtout ne critique pas l’hommage fait a la fin du film sur nos
    Camarades mort en afgha. Et revoit le le film, car il ya plein d’erreurs dans ton articles
    Espece de bites de porcs.

  7. boyer

    et oui encore un contre a ton article grosse merde, si tu vivais au quotidien la vie de ces mecs, tu serait ce que sait qu’etre un homme d’honneur… se surpasser, la cohesion dans l’effort, plutot que de rester planquer derriere ton ordi’a t’engraisser comme une merde!!! allé… salut les bites de porcs…

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