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John Wick 2 : Un vrai film casse-tête

Jusqu’ici, ma vie s’était particulièrement bien accommodée de mon ignorance totale de l’existence de la série John Wick. Mais, l’autre soir, un pote me dit : « Tu connais pas John Wick ? Ahlalala ! C’est un vrai film de badass comme on n’en fait plus ! D’ailleurs, j’ai trop envie d’aller voir John Wick 2 qui vient de sortir. Allez, accompagne-moi ! »

Pris par la boisson, j’accepte. Toutefois, craignant de ne pas comprendre les tenants et aboutissants scénaristiques et les enjeux psychologiques, je m’encourage au préalable à mater rapidement le premier épisode.

Dans John Wick 1, Keanu Reeves incarne… Le terme est un peu fort. Keanu joue… Non, c’est trop aussi… Keanu fait semblant (oui, c’est mieux) d’être un ancien tueur à gages, reconverti dans le macramé. Vivant pépouze avec sa femme, cette dernière meurt d’une longue maladie. Avant de passer l’arme à gauche, elle lui offre un petit chien. Pas de bol, le fils de son ex-employeur tue ce chien (et vole sa voiture). John Wick n’a alors plus qu’une idée : se venger.

Ensuite, pendant une heure et demie, ça canarde plus que dans une partie de Counter-Strike. À la fin, tout le monde est mort. Sauf John Wick qui se trouve un nouveau chien.

Remis à niveau, j’appelle mon pote : « C’est bon, je suis prêt à aller voir John Wick 2. »

Cette fois-ci, Wick découvre que, des années avant John Wick 1, lorsqu’il avait quitté le monde du banditisme, il avait contracté « une dette » envers un mafieux italien. Il doit donc l’honorer. Mais comme il refuse, le rital lui brûle sa maison (son chien est sauf, rassurez-vous). John Wick n’a alors plus qu’une idée : se venger.

J’en avais des nœuds au cerveau.

Ensuite, ça canarde encore plus que dans John Wick 1 (si c’était Dieu possible) (a priori, ça l’était). Les balles fusent, les protagonistes tombent et roulent dans des escaliers en pierre de taille, se tirent dessus dans des couloirs de métro aux heures de pointe, se démontent la tête dans le Forum Magnum, s’empoignent dans des catacombes romaines, se mitraillent à Central Park…

Que vous dire ? C’est é-pui-sant. Le ratio mots prononcés/nombre de balles tirées est quasi nul. Les acteurs sont mauvais : une limande a plus d’expressions faciales que Keanu Reeves et les situations sont grotesques. Classique de ce genre de film : les méchants arrivent toujours par salve de deux ou trois, les autres attendant bien sagement à côté que leurs acolytes se fassent buter pour se jeter dans la mêlée et connaître le même sort.

Mais il y a bien une chose qu’on ne puisse pas retirer à John Wick : c’est un vrai film de badass comme on n’en fait plus.

Et quelque part, heureusement…

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