Catégorie : Geek

It’s a tough Jobs, but someone has to do it

Bon, donc, Steve Jobs est mort. Paie ton scoop. Toute la journée, les télés du monde entier ont relayé les fans perchés sur les étals des Apple Store, laissant mots, fleurs, photos ou poèmes à la manière de Lady Diana devant la Flamme de la victoire à Paris.

Mais le vrai spectacle n’était pas là, il était bel et bien sur Twitter.

Il y a eu par exemple ce tweet qui fait dans la demi-mesure :

Jobsteleramra

Ici, un poète :

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Beaucoup de classicisme :

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Quelques exaltés comme :

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Des mecs super drôles :

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Des gens qui lui parlaient :

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Des opportunistes :

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Des philosophes :

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Et puis, ce tweet qui a une valeur définitive tant il remet les choses bien à leur place en décelant, derrière le visionnaire, le gros capitaliste avec son cigare et son whisky :

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Une réponse m’a particulièrement ému :

Jobs3

Parce que je me dis que tous ceux qui aujourd’hui ont hurlé sur l’inhumanité d’Apple pour fabriquer ses produits oublient que de leur aspirateur au four à micro-onde en passant par leur PC (même s’il n’est pas d’Apple) et leurs fringues, il n’y a (pratiquement) pas un produit de consommation qui n’est pas fait dans des usines où le droit du travail est respecté (beaucoup trop de négations dans cette phrase). Mais que ça ne nous empêche pas de le dire haut et fort : Steve Jobs est un enfoiré.

Hashtag mère

#En #fait, #je #suis #de #l’école #des #early #adopters. #J’ai #eu #un #Mac #avant #tout #le #monde, #j’ai #eu #un #compte #internet #avant #tout #le #monde, #j’ai #eu #un #compte #mail #avant #tout #le #monde, #j’ai #eu #un #compte #Facebook #tardivement #en #revanche, #et #j’ai #surtout #eu #l’un #des #premiers #comptes #français #de #Twitter (#enfin, #dans #les #premiers #milliers, #même #avant #Vincent #Glad, #c’est #pour #dire).

#A #l’époque, #nous #étions #jeunes #et #larges #d’épaules, #mais #aussi #nous #étions #de #véritables #précurseurs, #des #pionniers #façon #conquête #de #l’Ouest. #Bref, #on #défrichait #un #terrain #encore #inconnu #qui #faisait #vibrer #le #cœur #des #plus #aventuriers #d’entre #nous.

#Déjà, #en #ce #temps, #nous #utilisions #le « hashtag » – #sous #la #forme #d’un #dièse #avant #un #mot-clé – #pour #spécifier #la #thématique #important #de #nos #tweets #et #permettre #ainsi #de #mieux #les #retrouver. #Et #puis… #Et #puis #la #plèbe #arriva. #Et #Twitter #est #devenu #le #nouveau #skyblog #à #la #mode. #Aujourd’hui, #je #ne #me #retrouve #plus #dans #mon #avant-gardisme. #J’irai #bien #ailleurs, #sur #un #autre #service #plus #élitiste, #mais #Twitter #a #eu #un #effet #collatéral #dramatique #: #il #est #devenu #impossible #de #retrouver #l’enthousiasme #et #la #naïveté #des #early #adopters #car #en #un #seul #tweet, #n’importe #quel #nouveau #service #est #saturé (#avant #d’être #abandonné, #bonjour #Google+).

#L’une #des #marques #de #ces #newbies #twitteriens #a #été #de #se #réapproprier #NOTRE #hashtag #pour #le #coller #à #toutes #les #sauces. #Exprimer #un #sentiment : #hashtag ; #citer #une #personnalité : #hashtag ; #manger #à #la #cantine : #hashtag ; #donner #son #point #de #vue : #hashtag ; #aller #à #la #piscine : #hashtag. #Si #bien #que #si #vous #cliquez #dorénavant #sur #un #hashtag, #il #n’y #a #généralement #pas #plus #d’un #tweet #associé. #Autant #dire #que #ça #ne #sert #plus #à #rien. #Si #ce #n’est #que #ça #plaît #aux #blaireaux.

#Ainsi, #une #fois #de #plus, #la #médiocrité #l’emporte #sur #l’élite. #Twitter, #tu #ne #seras #plus #jamais #comme #avant.

(ahah, j’ai même pas été foutu de l’orthographier correctement : « hashtag » et pas « hastag »)

Apple et prout

Dimanche, c’est jour de rangement.

Enfin, façon de parler, je range pas je déplace, t’vois ? Et donc, le bordel sur le bureau est dorénavant sur la table à manger (sur laquelle, on bouffe jamais de toute façon, amour et moi on mange sur la table basse du salon parce que y’a les Simpsons en boucle sur W9).

Bref, donc je rangeais tandis que les voisins dans leur courette privative qui jouxte la fenêtre du bureau pouvaient m’admirer en calbuth à m’activer avec ma lingette dépoussiérante (qui ne dépoussière rien du tout à mon grand désespoir), quand je me suis dit : tiens faisons une pause.

Ça faisait déjà dix minutes que je m’activais, c’était bien trop.

Et donc, je tombe sur un article qui m’a donné envie de me percer les yeux avec des cure-dents. Notez bien : je ne connais pas son auteur et je suis sûr que c’est quelqu’un d’intelligent, d’ailleurs dans son article, il écrit : « vernaculaire » et nous hyperlinke le mot vers wikipedia.

Motif de mon énervement : « APPLE LA GROSSE SOCIÉTÉ QUI NOUS DIT QU’ELLE EST COOL ET COMME ON EST HIPSTERS DANS NOTRE TÊTE ON Y CROIT ALORS QU’EN FAIT ELLE EST MÉCHANTE ».

Je ris.

En substance, Apple a déposé un brevet pour permettre aux portables de savoir s’ils sont dans une salle de concert et donc d’interdire la prise de photo ou l’enregistrement. Un brevet, disons-le tout de suite, n’est pas la preuve que ce sera mis en service. Toutes les sociétés technologiques posent des brevets par douzaine chaque semaine et heureusement, tout n’est pas utilisé.

Là-dessus, l’auteur de l’article pose de vraies questions sur la culture populaire, sur le fait qu’on nous interdit de prendre des photos dans les musées, sur la relation de l’être humain avec l’art et brasse de nombreux concepts : des jeux vidéos au musée d’Orsay en passant par Daft Punk, YouTube sans oublier Keenan Cahill sans lequel un article sur la culture populaire ne peut pas être un bon article.

Le propos s’achève sur la pub de 1984 d’Apple, la fameuse pub pompée sur l’œuvre d’Orwell où le Mac était censé libérer les esprits avec cette phrase : « Difficile de croire qu’en 1984, avoir un Mac pouvait être synonyme de liberté d’esprit, d’ouverture ». Je comprends pas.

Je ne sais pas d’où vient cette idée qu’Apple est une société qui prône l’ouverture et la liberté d’esprit. A la rigueur, la créativité grâce à leurs outils calibrés, pourquoi pas ? Mais il faudrait ne pas confondre Apple avec des distributions Linux. Cette façon d’interpréter la publicité « 1984 » est un véritable anachronisme. Presque trente ans après, on a tendance à voir dedans un message qu’elle n’avait probablement pas en son temps. Lire l’article de Macgeneration sur le sujet est assez éloquent : elle n’a absolument pas plu au conseil d’administration de la société et, pour son créateur, le « Big Brother » représenté, c’était « la crainte vis-à-vis de la technologie ». Jobs a décidé que finalement Big Brother serait IBM, puisqu’en ce temps, l’informatique se résumait à cette firme. Le choix n’existait pas.

Mais Apple n’a jamais eu envie qu’on soit « libre ». Un exemple édifiant, c’est celui de la photographie : vous prenez une photo avec votre iBidule, mais vous ne pouvez la transférer à personne (enfin, on peut, mais par mail ou MMS uniquement et obligatoirement une à une). Si vous synchronisez l’appareil avec iPhoto (ce que la société veut), vos photos sont encapsulées et quasiment introuvables pour le néophyte. Le partage est ultra restreint. Je ne sais pas à quel moment les gens ont pu penser qu’Apple a pu avoir envie d’être le défenseur des droits individuels, mais je suis toujours autant surpris qu’on tombe dans le panneau. Système fermé, magasins physiques qui asphyxient totalement les revendeurs, magasins en ligne où on doit faire valider son application, ordinateurs hermétiques tout-en-un, batterie inamovible… Et la liste est longue comme mon bras.

Le truc, c’est qu’Apple a surfé génialement sur un mouvement initialement mal vu, celui des hipsters. T’as ton slim, t’as ton scooter, t’as ton Mac, t’as le package total. Sauf que quand les hipsters découvrent qu’Apple, bah, c’est une société commerciale qui tente de faire des deals avec les maisons de disques et que du coup, elle verrouille au maximum ses produits, c’est la déraison totale, la fin de la culture populaire et l’apocalypse.

Ami bobo, j’ai un scoop pour toi : non, ton Mac n’est pas fabriqué avec de l’huile de quinoa bolivienne, les circuits électriques de ton iPad ne sont pas issus de plantation de colza au Pérou et quand tu achètes un iPhone, tu ne fais clairement pas un geste pour l’environnement.

Et là, je sais même pas pourquoi j’ai écrit cet article. Bon maintenant qu’il est tapé, je vais le publier.

(au fait : l’article en question http://owni.fr/2011/06/11/apple-n’aime-pas-la-culture-populaire/)

iChat

Les discussions avec Henry Michel sont toujours riches d’enseignements :

Henry
C’était quoi ce bar où on est passé après la soirée des Craypion ?
Tu te rappelles le nom ?

me
Non. Pas du tout. C’était un truc tout con comme « le bar du marché ».
Delgoff doit savoir.
Delgoff sait tout.

Henry
Non non c’était du genre « chez rita ».

me
Bah si tu sais pourquoi tu demandes, gros malin ?

Henry
Je dis pas que c’est ça.

me
Mon avis : c’est pas chez rita.

Henry
même pas je clique.

me
C’est l’image du resto en question…

Henry
Ah ouais j’ai cliqué c’est genial.

me
Pffff.
On peut rien te dire, c’est nul.

Henry
Non mais on s’appelle plus c triste
depuis que t’es nul

me
Bah là, je suis en RTT. Tu peux m’appeler si tu veux

Henry
non JE BOSSE.

me
(enfin, un RTT ou je travaille, c’est pas trop un RTT en fait)

Henry
mais tu n’as pas à te justifier Romain
comme ça tu vas updater ton blog
avec un vrai post

me
Genre quel style, le post?

Henry
Personnellement j’adore les posts de petits tracas
je suis friand de tes mésaventures à la poste, ou en bricolant qulque chose, ou en interaction avec une administration, un voyagiste
j’adore les anecdotes toi Vs the world

me
Ah oui, mais bon. C’est pas toujours facile de les écrire.

Henry
hihi

me
Je crois que tu vas être obligé de pas aimer mon prochain post.

Henry
tu as jamais écrit de post sur moi
sur les farces que je te fais, ma haine envrs toi
nos chats

me
Pourquoi HM me déteste ?
Tu crois que ça ferait un bon post ?
« Raisons d’une haine »

Henry
si tu me traites pas d’homophobe primaire et que tu déniches de bons souvenirs de cruauté ouais

me
C’est surtout ça. J’ai tendance à occulter très vite ce qui m’a blessé…
Tu m’as fait bc de mal.
Tu le sais.

Henry
« bp » , pas « bc »
« bc » ça veut rien dire
« bp » ou « bcp »

me
non « bc » pour beaucoup

Henry
non on dit « bcp »

me
Tu connais l’étymologie du mot « beaucoup » ?

Henry
« bp » veut dire quoi alors ?
oui
super bien même

me
BP, c’est la marque d’essence

Henry
et donc l’abréviation d’un mot est égale aux premières lettres de sa forme primitive
intéressant
donc barbecue chez toi, c’est « bq »

me
Ce que tu écris ne fait aucun sens…

Henry
Cocktail CT. « Tiens tu viens au CT ? »

me
a. Je n’utilise pas des abréviations pour tout et n’importe quoi.

Henry
b. ?
Ah c’est n’importe quoi un barbecue ?

me
BBQ pour barbecue.

Henry
OK

me
à l’américaine
et BYOB

Henry
ah ouais pourtant l’étymologie c’est BQ si on suit ton raisonnement

me
Tu sais ce que ça veut dire ss googler ?

Henry
attends laisse moi réfléchir

me
Mais de quoi tu me causes ? L’étymologie de quoi?
Escroc.

Henry
bring your own bottle un truc comme ça nan ?

me
Bring Your Own Beer.

Henry
?????
bon bottle
tens je vais googler pour vérifier…
BOTTLE

me
Nt nt nt
« beer » dans les Simpsons

Henry
AHAHAHAHAHAHAHAHAHAAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAH
ah ouais super clap clap j’apprends la vie avec les Simpson
le naze

me
tg

Henry
NAZENAZENAZENAZE
si j’avais une pierre je te la lancerais sous le nez, sur la peau qui couvre la gencive du haut
mdr ce chat
j’adore par ou ça commence et par quoi ça finit

me
moi, je le trouve pas ça drôle.

Henry
je « le » trouve pas ça drôle ?

me
Je le écris pas très français

Henry
ok m’en fous
je m’en vais anyway
bisous

La Rupture

Internet, ma chère et tendre.

Cette lettre que je m’apprête à t’envoyer est la plus douloureuse de mon existence, mais il faut se rendre à l’évidence, notre amour n’est plus. Le temps où nous gambadions dans les vertes prairies du Liechtenstein alors que j’allais retirer de l’argent depuis ma société off-shore s’est étiolé. Notre passion dévorante a encore moins de saveur qu’un 30 cm de Subway sauce oignon. Il faut se rendre à l’évidence : nos folles années sont dernières nous et la morne platitude de l’ennui se profile à l’horizon tout comme sœur Anne ne voit rien que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie.

Tu sais pourquoi c’est fini ? Je vais te le dire : la citation du précédent paragraphe, si tu la recherches sur Google, tu trouves quatre mille cents occurrences. Quatre mille cents. Je ne sais pas si tu te rends bien compte, mais c’est énorme.

Quand je pense à tes débuts et aux miens, lorsque nos yeux se croisaient et que l’enthousiasme nous animait : qu’allions-nous faire ensemble ? que deviendrions-nous ? comment appellerions-nous notre premier enfant ?

Notre rencontre fin 1996 était placée sous le signe de la révélation. Moi me demandant ce qu’on pouvait faire avec toi, toi te demandant ce que tu pouvais m’offrir. Un long silence où nos regards se sont croisés pour faire semblant de ne pas se voir.

On s’amusait tant ensemble, on se codait avec des bouts de trucs, on mettait des balises n’importe où, on collait des attributs de textes dans le HTML ! Cette fol énergie s’est perdue.

Alors que nos premiers échanges ressemblaient à un apprentissage du latin par un chinois illettré, sont intervenus les normalistes avec leur rigidité et leurs certitudes. Et que non, on met pas du style dans du body, on le place en cascade dans du CSS et sinon, tu MEURS. Et la jolie montagne d’Altavista pour chercher sur tes pages a disparu au profit d’autres acteurs qui vinrent s’installer chez toi comme Manuel Uribe sur la lunette des WC.

C’est là où je t’en veux un peu : tu t’es laissé faire. Tu aurais pu dire que ton cœur était déjà pris, mais tu aimes trop être aimée (oui, on dirait du Kamel Ouali et je t’emmerde). Alors, tu as ouvert tes portes, tu les as tous faits entrer. C’est vrai que je t’ai un peu délaissée à ce moment, j’avais mes amis, mes soirées loin de toi, mais quand même. Je revenais toujours te rejoindre un jour ou l’autre. Tu n’as pas su être patiente et les marchands du temple sont arrivés.

D’abord les graphistes et leurs bons goûts fallacieux. Alors eux, hein… Et qu’on t’a mis du Javascript pour qu’une rivière d’étoile suive notre souris, et tu t’es laissé récurer à l’AJAX parce que ça permettait de rafraîchir une page sans la recharger et c’était beau. Ah ces graphistes, ils sont venus, ils t’ont maquillée comme une pute, ma pauvre, tu t’es laissé berner, flattée par leurs promesses, mais tu le sais bien maintenant, les graphistes sont des gens de petites vertus. Il n’a pas fallu longtemps pour qu’ils critiquent ce qu’ils encensaient la veille, laissant en plan des milliers d’octets mal fichus. Et toi tu n’as rien dit.

Ensuite, tu as écarté les cuisses comme jamais avec Facebook, tu as racolé ma pauvre, j’avais honte pour toi. « Mais ne voit-elle pas ce qu’elle fait ! », me disais-je ! Rien, tu ne m’as pas écouté et tu as continué, m’oubliant. Moi et ma petite connexion, je n’étais dorénavant plus rien face au gigantisme tentaculaire qui t’a étreint.

Et d’un coup, après Facebook et Twitter, tu as compris, mais il était trop tard : tout le monde était devenu ton spécialiste. Tout le monde savait tout sur toi. Tout le monde regardait tes hoquets comme autant d’événements mondiaux. Mon Dieu ! Facebook est en rade depuis cinq minutes, vite il faut que la planète le sache. Et des milliers d’articles fleurissaient sur le sujet. QUOI ? Un nouvel iMac ? Et c’était parti pour une heure de chatouillis de ton cortex cérébral informatique.

J’ai envie de dire que tu l’as un peu cherché, mais c’est vrai qu’Apple t’a fait beaucoup de mal. En virant le lecteur de disquette sous prétexte qu’aujourd’hui tout passait par Internet, la firme à la pomme a sacrément démocratisé ton usage.

Aujourd’hui, je t’avoue, ça devient du délire. J’ai envie de tourner la page, de te laisser avec tous ces journalistes qui parlent « d’attaque par déni de service » et qui n’ont pas la moindre idée de ce qu’est un modèle OSI – tiens, les journalistes, tu leurs as bien baisé la gueule -, d’oublier que tu existes et passer à autre chose, me réfugier sur jstor où j’ai rien à foutre, mais au moins je suis loin de la foule.

En fait, tu sais ce que tu es devenue : du bruit. Un bruit de fond qui remplit les passages à vide de nos existences. C’est parfait pour nous autres, les occidentaux en mal de sensations qui vivons par procuration grâce à toi la connerie des Russes qui se jettent en luge du haut d’un toit ou qui se percent la langue sans anesthésie.

Ouais, je sais.

Je dis ça mais j’y reviens toujours. Tu le sais bien, c’est pour ça que tu t’en fous de ce qu’on pense tous. C’est pour ça que tu as dragué tous les autres comme tu m’as dragué moi. Tu sais ce que ça fait de toi ? La drogue la plus consommée au monde.

Bises ma grande. Et à tout de suite.