artypop

ma vie, mes pieuvres

Posts in the Presse category

J’en ai marre d’être le dernier mis au courant de tout. Merde à la fin.

J’avais bien suivi qu’un directeur d’une banque d’affaire s’était offert l’année dernière un hebdomadaire musical à tendance cinématographique mâtiné d’une pointe de société et anciennement d’une dizaine de pages télé (disons « un hebdomadaire anciennement mensuel musical qui se cherche depuis quelques années »). J’avais également compris que cet hebdomadaire était en grosse difficulté financière et qu’il était bien content de trouver un repreneur.

Forcément, le-dit banquier n’a pas d’autre solution que de mettre la main au portefeuille pour permettre au dit journal de (sur)vivre.

Rien de surprenant à ce que ce même banquier s’intéresse de près à la nouvelle formule promise lancée il y a quelques semaines. Pas très étonnant (surtout en France) qu’il y aille de son point de vue : « J’ai une vision, les gars, et cette vision, c’est qu’on fasse un nouveau généraliste. Et la musique, on la garde, parce que je suis aussi un rockeur au fond de moi, mais on n’en met pas trop quand même ». Alors, on élague, on enlève de la musique, du cinéma et on change un peu le ton : « ouais, moi, je veux de la news, de la société ».

Par la suite, que ce banquier, proche de Strauss-Kahn, n’ait pas (trop) de mal à transformer l’ex-mag en hebdo-généraliste à tendance strauss-kahnienne, après tout, pourquoi pas ?

Et avoir prévu un plan de recapitalisation jusqu’en 2012 laisse peu de doutes sur les intentions du banquier en question. Mais pour le journal recapitalisé, quel avenir après cette date fatidique (qui me rappelle un truc, je sais pas, je crois qu’il y a une votation cette année en Suisse, mais je vois rien d’autre) ?

Avec un peu de chance, un investisseur proche de Bayrou rachètera l’hebdo juste après afin d’en faire un généraliste centriste. Hum… Non, personne n’est proche de Bayrou.

Il n’y a pas longtemps, j’étais bloqué au Maroc à cause du nuage de fumées de merguez qu’un salopard faisait cuire sur son barbecue en Islande. Je ne vais pas épiloguer encore sur le sujet, mais il se trouve que pendant ces vacances forcées, j’ai eu le loisir de lire un exemplaire de Grazia, un très chouette magazine d’une très bonne société que j’adore et à qui je fais des bisous au cas où elle veuille m’engager.

Quoi qu’il en soit, je tombe sur un article à propos de Muriel Cousin, la femme de Stéphane Guillon (et pas une meuf de La Classe, comme j’en étais persuadé) (ou alors, ce sont les mêmes et y a escroquerie quelque part), et j’apprends une foultitude de choses toutes plus palpitantes les unes que les autres.

muriel.jpg

D’abord, elle a « l’impression de vivre avec un Rolling Stones », c’est vrai qu’entre un Mick Jagger ou un Keith Richards, la ressemblance est stupéfiante. Pas le genre à se vanter, elle explique que « le petit pot à tabac pour décrire Martine Aubry, c’est [elle] ». Muriel n’a pas sa langue dans la poche et elle dénonce : « C’est fou d’entendre ce ministre de l’immigration accuser aujourd’hui Guillon de racisme » (oui, ça date de la première semaine d’avril).

Le journaliste revenant sur la polémique « Éric Besson et la comparaison avec une fouine de la part de Stéphane Guillon », voici que Muriel, toujours prête à rester dans l’ombre le corrige : « Avec Stéphane, nous avons simplement joué avec le cliché générique du traître ». Oui, c’est qu’il faudrait pas croire que Guillon a trouvé l’idée tout seul. C’est sa femme qui a tout coordonné en loucedé, pendant que Stéphane recevait les projectiles. C’est elle la subversive, son mari n’est qu’un petit jouet entre ses mains habiles.

Toujours à propos du « petit pot à tabac » (dont on va finir par croire que c’est là son unique titre de gloire) elle ajoute que quand « Guillon qualifie Martine Aubry de ‘petit pot à tabac’, il le met dans la bouche de Bertrand Delanoë ». Exactement la même chose que Didier Porte et son « j’encule Sarkozy » un mois et demi plus tard. À croire que faire parler fictivement les hommes politiques dans des chroniques, ça ne reste pas, alors que les insultes, oui.

Vient le passage vérité de l’interview : Guillon est un saltimbanque « qui doute » et Muriel « le rassure ». D’ailleurs, le sujet, en général, c’est à deux que ça se trouve : « Stéphane dévore la presse, moi les livres ». Puis ajoute « j’ai une admiration sans bornes pour sa clairvoyance et son courage (…) et quand la séance commence, on entre dans une sorte de bulle où les règles changent : on ne se parle plus de la même manière ».

À ce moment de l’article, on imagine Muriel en transe interprétant la danse des sept voiles tandis que son mari, assis sur la table de campagne de la cuisine en bois véritable, rédige sa chronique.

Le journaliste interroge alors : « Avez-vous envie de sortir de son ombre ? ». Et là, la Muriel, elle n’en peut plus. Je ne suis pas dans l’ombre, c’est moi qui fais TOUT, semble-t-elle vouloir hurler. « Je fais du Stéphane Guillon comme d’autres font de la peinture ». En substance : Stéphane est la Mona-Lisa de Cousin de Vinci. « J’ai très vite eu envie de l’emmener là où il n’osait pas aller. Par exemple, dans son dernier spectacle, je lui ai demandé d’écrire un sketch sur son enfance. C’est un de mes préférés ». Et par extension, c’est le meilleur et c’est Muriel qui lui a fait écrire.

Ah, Muriel, heureusement que tu es là. Sans toi, l’humour en France serait si différent et si triste. Encore plus que si Val avait décidé de laisser sa chronique à 7h55.

Un peu plus loin, elle continue de nous émouvoir : « Nous vivons la vie douce et banale d’une famille recomposée de sept enfants ». C’est vraiment très banal. « De son côté, Stéphane jardine, il s’occupe de ses vieilles voitures ». Tiens, il y a un autre humoriste qui s’occupe de ses vieilles voitures : Jay Leno, l’animateur du Tonight Show, le salopard qui a fait virer Conan O’Brien de NBC.

La conclusion : « Nous ne sommes pas des people ! (…) On pense bien se marier un jour, mais avec nos proches et sans photographes ! ». Bah oui, ça, quand on a sa double page dans Grazia, c’est bien connu, on est pas des people.

Grazia, quand est-ce que tu m’interviewes ?

Il y a quelques semaines, dans un geste de défiance face à la crise (et face à mon portefeuille), j’ai décidé de m’abonner à Libération. Et après vingt jours, je me dis que ça va être dur de me motiver pour continuer.

Parce qu’en fait, Libération, ça me fait penser à un journal de presse quotidienne régionale « qu’on achète pour voir si on est dedans » comme le remarquait lowblogging. Bon, alors, on me rétorquera (et on aura raison) que ce n’est pas un « régional » Libé. Et pourtant…

Pour l’exemple, prenons le portrait de la dernière page. Hier, c’était celui de Stéphane Bourdoiseau, chef de rang des « producteurs indépendants ». Dans l’encadré, il y avait ses sept « dates clefs ». Les Sept Points qui font que c’est Cet Homme qui est Dans Libé :

1968 : Naissance à Neuss (Allemagne).
1998 : Création de Wagram Music.

Bon, jusque là, rien que de très normal. Mais ensuite, ça dérape :

2000 : Naissance de sa fille Marion.
2004 : Naissance de son fils Thibault.

Note bien, je suis très content que Stéphane Bourdoiseau ne tire pas à blanc et ravi d’apprendre qu’il est un papa heureux. Ceci étant, je ne vois pas bien en quoi ça me concerne. Surtout que bon, son portrait c’est en rapport avec la loi antipiratage. À moins que ses enfants ne téléchargent illégalement ? Mais à huit ans, j’ai des doutes.

De la presse régionale, donc, mais d’une région sans frontière où gît une caste d’happy few qui se parlent entre eux et qui offrent au bon peuple le résultat de leurs propos divaguants. Comme aujourd’hui où Libération laissait ses pages à une pléiade d’écrivains en raison de l’inauguration du Salon du Livre. Bonne idée, je me dis : il y a même Umberto Eco dedans (malheureusement son texte – intéressant – m’a semblé traduit un peu rapidement). Et puis, là, je tombe sur le texte de Véronique Ovaldé, pompeusement intitulé Reportage.

Véronique Ovaldé, je ne la connais pas, je n’ai rien lu d’elle, je n’ai aucun préjugé. La littérature contemporaine m’intéresse peu, mais surtout parce que je me suis promis de ne m’y lancer qu’à partir du moment où j’en aurais fini avec la littérature ancienne et classique.

Véronique Ovaldé, donc, a rencontré Thomas Dutronc « avant et après son récital ». Oui, parce que Dutronc, il ne donne pas des concerts, mais des récitals. Un peu comme pour le portrait, on sent bien que c’est écrit pour une personne (en l’occurrence Dutronc) et offert à la masse des lecteurs.

Chartres. Le 4 mars 2009. Il fait un froid polaire dans cette gare. Le chef de gare nous indique que Thomas Dutronc sera dans le prochain train. Je suis impressionnée. Je me demande si les chefs de gare s’appellent pour se donner ce genre d’info.

C’est donc ça la littérature contemporaine. Je comprends mieux pourquoi je ne la lis pas. Quand on se demande comment les chefs de gare s’informent entre eux, on n’est pas écrivain, on est bloggueur. Bon, Thomas arrive sur le quai de la gare, il claque la bise à Véro.

Il aimerait bien être au chaud avant qu’on commence à nous filmer. Il est un brin crispé. Et puis il est content de dire que ça lui déplaît. C’est la première fois qu’il y arrive. En général, il n’ose pas, il accepte d’attraper la crève pour une interview. Il est fatigué.

Comment cet article est tout simplement passionnant. Je suis esbaudi par tant de beauté littéraire. Non, je pige rien, en vrai. Trop poétique. Trop littéraire. Moi, j’ai besoin que ça sente la faute d’accord pour m’intéresser, que ça respire la mauvaise grammaire…

Ce matin il est allé à l’Assemblée soutenir la loi sur le téléchargement illégal sanctionné (face à la proposition de licence globale), et la veille ils se sont eux-mêmes un peu ennuyés pendant le concert, c’était un public d’« abonnés » (« Heureusement que tu n’es pas venu hier »).

Rzzzzzzz… Rzzzzzzz… Rzzzzzzz… Hein ? Quoi ? Ah ! Dutronc à l’Assemblée, c’est tout simplement lénifiant. Et puis les abonnés, ces connards qui paient un *forfait* pour aller au concert, me foutent la gerbe. Car jusque dans ses récitals, il est contre la licence globale, Dudu.

Il a lu 130 pages de mon livre, il est désolé de ne pas l’avoir encore terminé, et il n’en revient pas que j’y ai utilisé le verbe gésir.

A priori, il n’est pas le seul à ne pas en revenir puisque Ovaldé, elle en parle encore et encore. « Et vous avez vu ? J’ai écrit gésir ? Et vous savez pourquoi ? Parce que chuis écrivain ». Qui ça intéresse de savoir que Véro a utilisé le verbe gésir dans son livre ? Personne. I rest my case.

Nous voilà tout confits dans notre timidité, il parle à un écrivain et moi à un musicien en tournée.

Et je tire à la ligne, et je pêche des dorades, et je mange avec mes doigts, et je souris au soleil, et la lune me répond… C’est que c’est long deux colonnes à rédiger…

[Dans les loges] Ça rigole, ça picole, ça surveille la salle. Et le spectacle commence. Un vrai spectacle, pas un enchaînement de morceaux.

Ça, c’est quand même la grande phrase du texte : un vrai spectacle, ce n’est pas un enchaînement de morceaux. Clap, clap, clap.

Comme un vrai texte, ce n’est pas un enchaînement de banalités crasses torchées à la va-vite d’une seule main, pas vrai Véro ?

T’as vu mon titre ? T’as vu mon titre comment il est trop génial avec le super jeu de mots dedans ? T’as vu ? Non, t’as pas vu ? Et en plus, j’ai utilisé le verbe gésir !

Leçon de journalisme

Il y a des beulogues où les auteurs ont vraiment des trucs à dire, des choses que, quand tu les lis, tu t’arrêtes un peu, tu relis et tu te dis « ah ouais quand même ». Par exemple, il y a un gars, journaliste de son état, qui croit à fond dans l’objectivité de sa profession. Vraiment, on sent que ça lui tient à cœur. Dans un post (à propos de je ne sais plus quoi), il écrit : « Je supporte mal qu’on mente à un journaliste en manipulant des chiffres en tout genre ». Et ça, je dis, clair : le mec, il a raison. Mentir oui, mais à un journaliste. Too much, mec. Range-moi ce gros mensonge, Pinocchio.

Ceci dit, c’est vrai que le boulot de journaliste, c’est un boulot un peu bizarre. Comme le disait ma grand-mère à un quelconque repas familial : « Mais, enfin, toi, Pop, tu ne sais pas ce que c’est que travailler : on te paie pour avoir des idées ». Bah ouais. Trop con, le Pop. Quel artichaut, pfff.

Ce qui m’amène à mon sujet du jour : les angles. Et si tu es tombé sur ce site en googlant : « admission CFPJ » ou « inscription ESJ », tu viens de gagner ta journée.

Il y a deux types de journalistes : le baroudeur et le fainéant.

Pour le baroudeur, le journalisme c’est un peu du Conrad mâtiné d’Hemingway. L’idée, ce n’est pas tant de rapporter une histoire que de se surpasser, de se confronter à des challenges incroyables. Plus c’est dur et chiant, plus c’est loin et dangereux, mieux c’est. Le baroudeur tente en général d’entrer illégalement dans un pays en guerre alors qu’il n’a même pas le visa pour en ramener un article terrifiant sur deux tribus obscures qui s’étripent les unes les autres et dont le lecteur du journal qu’il a convaincu de couvrir ses frais se fout complètement. Ou à peu près.

Le fainéant, lui, ne court pas la planète, il se cale le matin devant son ordinateur et s’en extirpe toutes les deux heures pour aller à la machine à café, fumer une clope ou bien aller chercher le courrier. Il passe toute la matinée à éplucher ce qu’ont écrit les autres pour trouver le scoop du jour qu’il pourra rewriter l’après-midi (après vérification téléphonique, bien sûr, s’il est consciencieux). Ou à peu près.

Les deux sont sous les ordres d’un chef de rubrique, d’un rédacteur en chef adjoint ou d’un rédacteur en chef tout court. Car, baroudeur ou fainéant, le journaliste a quand même une obligation contractuelle : il doit fournir du contenu. Il tapote donc sur son joli clavier et en sort un texte qui sent bon la marjolaine et l’amène sur le bureau de son chef et lui dit un truc du genre : « voilà, patron, c’est du solide, faut le mettre à la une dans l’édition du soir ». Le chef qui fume le cigare dans un bureau aux cloisons en verre (j’ai trop vu Superman, je crois) jette un œil dubitatif au texte de son poulain, se tourne et lui dit avec sérieux : « Et c’est quoi ton angle ? ».

Angle

L’angle, c’est le concept le plus fumeux au monde. Déjà, rien que le mot est risible. Surtout que le journaliste moyen n’a pas la moindre notion de géométrie (sauf si c’est Dave qui a chopé le bouquin d’exercices isométriques de Steven). Un peu comme un spermatozoïde cherche à entrer dans un ovule pour le féconder, le journaliste a pour mission d’apporter un point de vue devant la nébuleuse que représente un sujet. Putain, je devrais être poète. Et il n’y a rien de plus humiliant quand on te dit : « mais c’est quoi ton angle ? » parce que ça veut juste dire que ton papier, il a beau sentir la marjolaine, on dirait qu’on a essuyé des chaussures crotteuses dedans.

Par exemple, j’écris depuis deux semaines des comptes-rendus pour la Nouvelle Star. Je suis bien évidemment royalement payé pour ça (en DA, j’ai honte) et je dois envoyer le papier au plus tard deux heures après la fin de l’émission le mardi soir, pour une mise en ligne le mercredi matin et surtout pour laisser le temps au rédac’chef de m’envoyer un mail : « oui, il est sympa ton papier, mais c’est quoi ton angle ? ». Et franchement, trouver un angle à une émission de télé-crochet, c’est pas facile. Le premier papier, c’était « trop dans le style de l’AFP, tu nous racontes l’émission, mais tout le monde l’a vue ! On veut que tu t’impliques dedans que tu fasses ressortir ta personnalité, mais tu dois pas rédiger avec le ‘je’ ». C’est que ça va être facile, encore, me suis-je dit.

Il faut dire que j’ai un précédent sérieux : un certain Kevin qui a suivi la Nouvelle Star et la Star’Ac pour le site en question et qui dispose d’une horde de fan qui n’a pas hésitée un instant à hurler : « Rendez-nous Kevin ! ».

La semaine dernière, deuxième épisode, j’y suis retourné comme on descend à la mine. J’envoie le texte et la réponse du rédac’chef est sans appel : « l’idée de la frivolité aurait pu être l’angle du jour mais il faut qu’on sente ta personnalité derrière ». Je renvoie une version remaniée qui est « mieux, mais c’est pas encore ça ». Alors comme on est jamais mieux servi que par soi-même, le rédac’chef a décidé d’en faire quelque chose, quoi merde, histoire qu’on sente mieux l’angle, l’implication, tu piges coco ?

Passons maintenant à l’exercice pratique. La première version, c’était :

Quand il chante, Charles « déchire la race de [la] belle-mère » d’André Manoukian (ce sont ses mots) ce qu’elle a dû sûrement bien prendre.

La seconde version, toujours rédigée par mes soins :

Et quand il chante, Charles, André le lui dit bien : « ça déchire la race de ma belle-mère » (ce sont ses mots). Quand on vous promet de la déconne, hein…

Et la version (bien mieux) du RC (et signée de mon nom) :

Et quand il chante, Charles, André ose une remarque trashy : « ça déchire la race de ma belle-mère » (ce sont ses mots). Putain, Jacques Martin doit se retourner dans sa tombe…

Bon, alors, vous l’avez senti l’angle ?

Je n’autorise pas l’utilisation de ce magistral texte pour support de cours (où que ce soit).

J’adore la presse publicitaire. Aujourd’hui, j’ai reçu le « Bruits de palais », le journal promotionnel du Palais des thés (qui au passage est l’un des meilleurs endroits pour acheter du thé, mais il y en a d’autres comme Thé de Chine dans le 5ème ou Toraya dans le 8ème mais je crois que c’est bien plus cher).

Dans « Bruits de palais », tout un article est consacré à l’éthique des thés avec une longue interview du fondateur de la société, François-Xavis Delmas. En substance : non les thés du Palais des thés ne sont pas labellisés « équitables », mais ce n’est pas pour autant que des critères sociaux et environnementaux ne sont pas pris en compte. Oui parce que ce sont souvent les petites productions qui sont étiquetées « équitables » tout simplement parce qu’elles sont plus faibles économiquement ce qui ne veut pas dire qu’elles font du bon thé.

L’interview court ainsi sur quatre pages et s’achève avec une photo du fondateur du Palais des thés dans une plantation en train de montrer l’écran LCD de son appareil photo Canon à des autochtones avec la légende :

François-Xavier Delmas montre à ces trois cueilleurs les portraits qu’il vient de faire d’eux. Lors de sa prochaine visite, il reviendra avec des tirages papier et les leur offrira.

Alors, ça, moi je dis : « Bravo ». Voilà qui fera bien plaisir aux cueilleurs. Du coup, à la lecture de l’article, c’était évident : Delmas, c’est Dennis Moore des Monty Python ! Ce brave brigand qui vole les riches de leurs lupins pour les offrir aux pauvres qui s’en servent pour s’habiller, pour manger, pour dormir et pour se brosser les dents, jusqu’au point où les paysans le supplient d’arrêter d’en apporter pour revenir avec des choses utiles. « Comme quoi ? », demande Moore. « Des vêtements, de l’or, du bois, etc. », répondent-ils.

Ces gens… pfff… sottement matérialistes…

Je rigole, hein, j’adore le Palais des thés, c’est vraiment une sélection exceptionnelle de thés avec derrière le comptoir des vendeurs passionnés.