Catégorie : Sortie

28 avril : Nouvelle Star ?

J’ai proposé à plusieurs reprises dans le genre girouette faire une soirée pour la Nouvelle Star (notamment à Matoo, lafilledenbas, Seb*, Delgoff et Cerises Bleues). Mais à chaque fois, la peur de l’inconnu me rebutait.

Finalement, je tente le coup. Mardi prochain, le 28 avril, je propose à ceux qui veulent de participer à une soirée Nouvelle Star. Pour être honnête, les places sont limitées et la sélection se fera à la tête du client, mais voilà, l’invitation est lancée.

On répond dans les commentaires et on oublie pas quelque chose de très important : dès que l’émission est finie, je dois rédiger un article donc, ça veut dire qu’il faudra être bien sage et ne pas m’embêter.

Kevin, tu n’es pas invité.

Notez que la direction peut décider à tout moment d’annuler la soirée et qu’aucun remboursement ne sera effectué.

Valérie Lemercier au Palace (ça va booster mon google rank)

Dans ma grande série « Puisqu’on ne me demande pas mon avis, je le donne[1] », je suis allé voir Valérie Lemercier hier au Palace et je bous d’impatience à l’idée de livrer mon compte-rendu sur mon beulogue (c’est-à-dire ici).

Je suis un garçon ponctuel. À Paris, c’est un véritable problème en réalité. Car tu attends irrémédiablement des plombes que ton rendez-vous arrive (quand il n’annule pas à la dernière minute). Alors, je me suis adapté. Maintenant, j’attends chez moi l’heure du rendez-vous et je pars. J’arrive donc systématiquement avec une demi-heure de retard, « à la parisienne ».

Le rapport avec Valérie Lemercier ? C’est qu’il y a bien un endroit où théoriquement on se doit d’être ponctuel, c’est le théâtre car il est rare qu’en coulisses, les comédiens regardent par le rideau et en voyant ma place vacante disent au régisseur : « Non, non, on attend : Monsieur Pop n’est pas encore arrivé ».

Alors, oui, dans les concerts de musique de jeunes, comme les musiciens se tapent des meufs dans leurs loges en sniffant de la coke sur leurs seins, il y a toujours une attente d’une trentaine de minutes avant le début du spectacle qui sert aux roadies à checker le matériel : « one, two, one two ».

Revenons à Valérie, car je m’éloigne, je le vois bien. Je suis donc arrivé à 19h45 et me suis installé (j’ai même filé 2 euros à l’ouvreuse, ouais, je suis comme ça, le cœur sur la main). J’étais au premier rang en plein milieu (place A1 : « coucou, je te vois ! »). J’ai tout de suite remarqué avec quelle mesquinerie les nouveaux propriétaires du Palace avaient décidé de rapprocher les fauteuils de chaque rangée le plus près possible de la rangée suivante. Pour ma part, j’avais donc les genoux à la hauteur du menton et les tibias qui cognaient contre le bas de la scène. Autant le dire, j’étais dans d’excellentes dispositions pour voir le spectacle.

À vingt heures, les invités et spectateurs qui dégustaient des coupes de champagne se décidèrent à regagner leur fauteuil. Plus de quatre cents personnes facilement. C’était long. Très long. À 20 heures 20, le spectacle n’avait toujours pas commencé bien que les gens fussent à peu près installés. À 20 h 30, enfin !, la diva arrive.

Une demi-heure de retard, les gars. Une demi-heure pour une fille seule sur scène qui a pour toute tenue un pantalon noir, une veste noire et un foulard rouge. Pfiout ! Si jamais Lemercier se décidait à jouer dans une comédie musicale à New York, il faudrait à peu près 18 heures de préparation.

Bref, c’est donc sous le charme de cette première partie passée entre mes jambes et la scène que j’ai essayé de goûter le premier sketch qui aura eu la particularité de ne pas me faire rire du tout. De toute façon, j’avais un tout petit peu trop mal aux genoux pour que cette histoire d’attachée de presse bloquée à l’aéroport d’Alexandrie avec Georges Moustaki en train de brieffer sa nièce par téléphone pour l’arrivée d’un groupe de rock depuis Glasgow appelle le moindre intérêt à mes yeux.

Au bout de vingt minutes où je faisais sérieusement la tronche, jettant des regards noirs à Valérie Lermercier sur scène pour tenter de lui faire comprendre que son retard était inadmissible à mes yeux, elle a fait un sketch d’une atroce écolo qui descend pour se plaindre de ses voisins qui ne trient pas correctement les piles. Et là, miracle, j’ai ri.

Bravo, Valérie, tu as réussi là un grand exploit. J’ai presque fini par te pardonner cette faute de goût inadmissible de nous avoir fait poireauter une demi-heure.

Bon, je mentirais si je disais que j’avais compris tous les sketchs. Notamment les one-liner qu’elle déclame en traversant la salle. Rien pigé. Mais ça avait l’air drôle. En tout cas, des gens riaient.

Le plus marrant fut, comme souvent, les réactions du public. Par exemple, ceux qui sont écroulés dès qu’elle dit un mot inhabituel ou inusité comme « chicorée » ou quand elle joue la bourgeoise et qu’elle appelle sa fille « Marie-Arielle, s’il te plaît, laisse Albéric tranquille ». Et alors, les gens qui rigolent se sentent obligés de glisser à leur voisin en étouffant un autre rire : « Humpf, humpf, elle a dit ‘chicorée’, t’as vu ?, t’as vu ? Humpf, humpf ‘chicorée’, nan mais trop drôle, nan ? », ouais trop drôle. Et puis, à l’un des derniers sketchs où elle interprète un homme à l’enterrement de sa femme en train d’expliquer à son gosse dans ses vingt ans comment il trombinait sa mère, au moment du noir, un mec derrière moi dit à sa copine : « dis, donc, c’est un peu osé quand même ! ». Ouhlala. Ah oui, c’est osé. C’est sûr que c’est pas aussi distingué que Bigard et son lâcher de salopes ! N’en dites pas plus, messieurs les germanopratins !

Bref, en substance, j’ai pas adôôôôôôré, j’ai bien aimé, j’ai pensé que c’était un peu surestimé, j’ai trouvé qu’une demi-heure de retard, c’était exagéré, j’ai jugé que les sièges étaient trop rapprochés, j’ai estimé que la durée du spectacle était suffisante, j’ai patienté pour sortir de la salle sans me plaindre (et pourtant on m’attendait dehors), et de tout ça le monde entier s’en fout alors que si j’étais critique au Masque et la Plume, on boirait mes paroles.

Que Jérôme Garcin aille se faire foutre, tiens.

[1] Je pense que je vais éditer toutes mes chroniques chez JC Lattès. Et le monde ne pourra plus s’en passer.

Chat entre tennismen

Edit // Parce qu’il paraît qu’on comprend rien, c’est une conversation entre un pote et moi par mail avant un match de tennis entre nous.

- J’ai acheté ma raquette, je vais t’éclater sévère mercredi.
- Et toi, mercredi, tu vas pleurer ta mère.
- Je suis sacrément remonté pour te chauffer le cul…
- Je vais te la faire bouffer ta raquette. J’ai pris mon mercredi pour m’entraîner.
- Ça me ferait chier vu que tu me fasses bouffer ma raquette vu qu’elle est neuve et qu’elle m’a coûté soixante-dix euros ! Moi, j’ai pris ma semaine pour m’entraîner.
- En salade.
- De toute façon, si j’arrive pas à de battre à la régulière, on verra comment tu t’en sortiras avec ma raquette enfoncée de moitié dans ton crâne. Achète un casque, jeune ami…
- Je joue à l’instinct, pas avec la tête. Remarque, tu as peut-être une chance de t’en sortir… si je suis pas là.
- Tu sais comment elle s’appelle ma raquette ? Balboa. Ouais, le même nom que Rocky. Pour dire que tu vas te prendre un uppercut depuis mon coup droit, ça va te faire tout drôle….
- Moi ma raquette c’est une Head de collection. C’est une grosse malade, je l’enferme tous les soirs dans un coffre, je ne la nourris qu’avec des patates, des pralines et des cacahouètes. C’est une vicieuse, elle vise les coins. Et ne lui tourne jamais le dos, surtout sur un lob, ou alors…
- Moi, je connais pas le lob, ça m’fait pas peur, je connais que le smash. Smash sur smash jusqu’à ce que ton bras supplie que j’arrête. D’autant que comme je suis droitier, j’ai un énorme avantage sur toi. Celui d’être dans la supériorité surnuméraire des droitiers.
- Je crois que je vais devoir jouer a main nue contre toi par souci d’équité.
- Et moi, je crois que je vais devoir jouer de dos pour que tu ais une chance.
- Et ben il va être beau ce match…
- Un conseil : ce soir, mange des sucres lents et couche-toi tôt. Tu ne pourras pas gagner physiquement contre moi, alors mise tout sur le mental.
- Je fais une répèt’ ce midi avec un collègue.
- Ah ouais ? Au fait, le mec de Decathlon quand je lui ai dit que j’avais joué plus jeune, il m’a dit : « Et vous étiez classé ? », j’ai manqué éclater de rire devant l’incongruité de sa question. Et toi, t’étais classé ?
- Je jouais 15-2 mais j’ai dû un peu progresser depuis.
- Ça veut dire quoi 15-2 ? Ça veut dire que sur 15 matchs t’en gagnais 2 ?
- Ça veut dire que sur 15 adversaires battus, 2 arrêtaient le tennis.

La poésie, c’est tout un poème

Le salon de la Polynésie a lieu tous les ans au Parc d’exposition de Porte de Versailles et regroupe la grande majorité des agences de voyage de Papeete.

Le marché de la poésie – qui n’a rien à voir – a lieu place Saint-Sulpice depuis vingt-six ans dans le sixième arrondissement de Paris. Ça dure quatre jours de dix heures à vingt-deux heures et il y a des tonnes d’exposants qui présentent des ouvrages de poètes pour la plupart obscurs et heureusement.

Cas d'un poète à barbe

Le poète se caractérise par ses cheveux hirsutes, son gros ventre, sa proportion propension (merci Guillaume) à boire de l’alcool frelaté, à ses cris dans la rue et à son odeur caractéristique d’une vieille eau de Cologne de grand-père. Il s’habille d’un pantalon à carreau et d’une veste de velours. Parfois, il a une barbe

Cas d'un poète sans barbe

La poète, elle, est flétrie, tient un verre de vin rouge à la main qu’elle balance allègrement de droite à gauche. Elle porte un châle et de grandes chaussures de clown. Souvent elle a un regard fort inspiré.

Une poétesse

Au Marché de la Poésie, les deux sexes arpentent les allées en déclamant des poèmes. Exemple :

Mon chien s’appelle Miaou
Et quand je l’appelle Miaou,
Mon chien n’est pas content.

Oui, c’est de la prose, tu peux pas comprendre.

Ensuite, le poète aime bien les blagues

Tu sais ce que c’est un con ?
C’est un mec qui est resté coincé dans le con de sa mère.

Et puis, le poète aime bien mixer ses poèmes avec ses blagues :

Mon chien est un con,
il est resté dans le con de sa chienne de mère.

Que c’est beau, mon Dieu, que c’est beau. Si tu veux éviter de te taper trois heures de poèmes, le truc, c’est d’éviter de croiser le regard du poète. Mais parfois, le poète, quand il voit que tu le regardes pas, il se met devant toi et t’empêche d’avancer.

Et puis, au Marché de la Poésie, il y a des poètes qui distribuent des tracts avec des poèmes dessus. C’est magnifique :

Poème Cosmique
son de la voix, musique
langue qui claque sur le palais, rythme
lettres écrites, dessin
mouvement des lèvres, danse
belle pensée, philosophie
paroles, paroles, paroles
synesthésie
temps, espace, sens
cosmos

Ça se sent que je suis pas fan de poésie ?

Ahah. Quelle truffe : j’avais oublié le nom du site Deezer et je cherchais à le retrouver ; du coup, j’ai tapé Deeker dans mon brouzer et je suis tombé sur un site de fétichistes des couches culottes.