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Fuck Me

Pfiout, trop de boulot, trop chiant de marcher, trop naze de la semaine, trop envie de faire autre chose que d’être devant l’ordinateur, pas d’idée pour blogguer – mais m’en faut-il ? – besoin de vacances, envie de changement, être pété de thune à en avoir un 50 m2 dans Paris, réussir à (a)voir des amis, arrêter de courir, finir de se demander ce que sera demain et apprécier aujourd’hui, putain de poncifs à deux balles qui me parcourt la cervelle à trois mille kilomètres à l’heure. Fuck Me, Myself & I.

Lent au démarrage

Chaque jour, et c’est sans aucune bonne raison, je me réveille à six heures du matin. On pourrait croire que je suis un lève-tôt, prêt à déchirer sa race pour la journée, ready pour me jeter la tête la première au taf, un guronzan dans le cul à m’en faire péter la prostate, alors que non, pas du tout.

C’est le réveil qui sonne à six heures du matin. Et bien qu’il s’enclenche à cette heure si matinale, mes yeux ne découvrent la lumière que vers six heures trente.

« Alors pourquoi tu fous ton réveil aussi tôt ? »

Parce que je suis lent… Tel un moteur diesel, j’ai un temps de chauffe qui est incroyablement long. Malgré le lever à 6h30, il est plus que rare que je sorte de chez moi avant neuf heures. Et pendant ces longues deux heures et demi, je glande.

D’abord, la radio me raconte ses histoires, ensuite, mon thé m’attend (enfin, après l’avoir préparé) devant mon ordinateur où je consulte quelques flux RSS, avide de savoir s’il y a des trucs incroyablement nouveaux.

Ensuite, entre sept heures trente et huit heures et quart, j’attends. Je regarde une série ou deux, je me ressers un autre litre de thé et je range quelques conneries sur le disque dur de sauvegarde (occupation palpitante qui consiste à décider si je classe les vidéos par genre, par série ou par année). Plus rarement je mets à jour ma liste de DVD.

À huit heures et demi, quand Nicolas Demorand lance la Revue de Presse, je m’écris : « Bon sang, je suis à la bourre ».

Je me jette sous la douche, me frotte rapidement avec un gel douche acheté au rabais chez Ed l’épicier, j’ai alors à peine le temps de me sécher, j’ouvre un placard, en tire deux chaussettes de couleurs différentes que je glisse le long de mes pieds en même temps que j’essaie de sauter dans mon pantalon. Je bascule en arrière, je me cogne un orteil contre la table basse du salon sur laquelle j’ai posé la théière qui se renverse au sol, mais comme je viens de la remplir, cela ressemble aux chutes du Niagara, je marche en canard avec le pantalon sur les chevilles dans la cuisine qui, heureusement, est à côté – joie du studio – et je reviens pour m’apercevoir que le liquide brûlant est en train de tremper mes fiches de paies que, par flemme, j’ai laissé en un très joli petit tas sur le parquet. J’essuie ça à la va-vite, je pose les feuilles sur le canapé en essayant d’éponger le trop plein d’eau, je prends mon sac avec l’indispensable ordinateur portable sans lequel mes journées seraient pire qu’un calvaire, je sors dans le couloir et claque la porte avant de m’apercevoir que j’ai laissé la clé à l’intérieur.

Seulement, comme je me suis fait avoir plusieurs fois, j’ai un double dans le tiroir gauche de mon bureau.

Et ça, mon coco, c’est ce qu’on appelle : « être prévoyant ».

Dis, femme ! À toi, Reuh.

Liminaire. Il convient de ne pas trop prendre ce post au sérieux. L’explication du problème n’est pas fournie dans les deux solutions proposées en-dessous. Les délires exprimés ici ne sont le fruit que d’une vague réflexion personnelle, qui plus est mal écrite. Merci de votre attention.

Aujourd’hui, une grande nouvelle.

Un article que j’ai écrit pour le magazine en ligne dont j’ai déjà parlé ici a provoqué quelques « remous » pour ainsi dire de l’autre côté du continent. J’exagère un peu, mais pas tant.

Je vous explique (pour m’éviter des ennuis, je vous préviens, je marche sur des œufs, je ne nomme rien ni personne). J’ai rédigé un article sur une émission grand public d’une chaîne commercial de renom. À l’intérieur de cette petite bafouille, sur deux phrases, je me suis quelque peu moqué de l’hyperactivité de son présentateur (dont je n’arrive plus à me souvenir le nom là maintenant tout de suite, j’espère que ça me reviendra). Que n’avais-je fait ! Le magazine a reçu une lettre de l’avocat de ce dernier que je résume en un mot : diffamation.

Je le reconnais volontiers, ce n’était pas bien fin et l’article a été supprimé immédiatement, ce qui m’a paru censé.

Non, en fait, ce que je n’arrive pas à saisir (malgré mon intelligence hors du commun), c’est comment cet avocat a eu vent de ces trois mots perdus dans ma logorrhée. Je crois que le magazine en question voit quelques dix mille lecteurs par jour (ou peut-être plus, c’est un vague souvenir) pour la partie qui me concerne. Certes, ce n’est pas mal. Mais je doute que celui dont j’ai parlé passe ses journées à googler son nom. Même moi, je ne le fais pas.

Alors il ne reste que deux possibilités.

La première. L’homme engage des rabatteurs qu’il paye pour googler son nom à longueur de journées et vérifier que rien ne vienne entacher son immense réputation. C’est possible, mais quand même… j’ai des doutes. Non, parce que même si ce présentateur est célèbre, c’est quand même pas une star internationale. C’est quand même pas Madonna. C’est quand même pas Harrison Ford. C’est quand même pas David Letterman. C’est quand même pas Johnny Deep ou Vanessa Paradis. Ou alors, il aurait une tête grosse comme un mamelon géant dans un film de Woody Allen (je diffame encore ? Nan, nan, j’emploie le conditionnel : c’est une simple supposition).

La seconde. Un lecteur se trouve être faaaaaaaaaaaaaaaan et a super mal vécu qu’on dise le moindre mal de son émission favorite et / ou de son présentateur préféré. Probablement travaille-t-il pour la chaîne qui diffuse le programme et, du coup, il a saisi son téléphone pour appeler sa supérieure qui a appelé son supérieur qui a appelé sa supérieure qui a appelé son supérieur qui a le numéro de l’animateur ou de son avocat et qui l’a appelé.

Je vote pour la seconde solution. Ce qui veut dire que, là, tel que vous me voyez, je suis une star du web. Et ne vous avisez pas d’essayer de me diffamer : je google mon nom toute la journée et j’ai un excellent avocat.

Postface. Donc, on m’a expliqué ce qui a dû se passer (tout ceci n’est que spéculatif, je n’ai effectué aucune vérification de ce que j’écris) : des robots à la solde du grand capital scannent internet et, sur la base de mots-clés, préviennent Machin ou Bidule d’un post sur tel truc ou tel autre. Si c’est le cas, je trouve rigolo qu’un filtre soit créé autour du vocabulaire que j’ai utilisé. Ça voudrait dire que le cas est assez fréquent pour qu’on juge nécessaire de le vérifier. Enfin, normalement, mon beulogue est, lui, « protégé » par la présence d’un noarchive / norobot en en-tête (enfin, plus depuis la dernière mise à jour de WordPress, mais il va revenir). Allez, bon, c’était le coup de rigoler, j’arrête les spéculations sans fin.

Hypocondriaques de mon cœur

D’aucuns prétendent, et c’est mal me connaître, que je suis ce que l’on dénomme un hypocondriaque. Que nenni. Voici bien une vile insulte injustement placée à mon endroit. Bien au contraire, je suis tout ce qu’il y a de plus robuste, fier de ma forme légendaire. Et les rares petits « bobos » dont j’ose m’exprimer en public ne concernent en règle générale que des maux d’esprit.

Nonobstant, il est de coutume de rencontrer au fil de la vie de véritables hypocondriaques. Je me faisais encore cette réflexion en ce week-end dernier où un gentilhomme m’a affirmé s’être rendu dépendant du Voltarène en crème et ce après deux ou trois applications.

Alors que, moi, après m’être foulé la cheville, ça fait une semaine que je m’en tartine la guibolle, et je peux vous dire que je suis loin de me sentir accroc de quelques façons que ce soit à cet onguent. Ce serait même tout le contraire : à chaque application, ça me brûle sévère la malléole. Fais ièche.