Les Grandes Erreurs du Marketing (8)

Non, je veux bien les mecs, mais c’est quoi le problème, vous faites un concours pour être cités dans cette rubrique ? Je suis pas à ce point influent.

Moi, je croyais quand on faisait une pub pour un produit qu’il fallait insister sur le truc qui fait la vraie différence avec la concurrence.

Par exemple, je sais pas si j’avais trouvé un moyen de cultiver des pastèques sans pépins, je pense que c’est la chose que j’aurais mise en avant. J’aurais fait une pub comme ça, en somme :

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Maintenant, si mes pastèques ont des pépins, je pense pas que l’accroche forte de ma pub serait “Pastèques sans pépins”. Je sais pas, j’aurais cogité et trouvé un autre truc : son goût, sa couleur, son origine, sa fabrication, le plastique qui l’emballe… Parce que le coup de l’astérisque cheap qui renvoie au bas de l’affiche pour expliquer que la pastèque sans pépins, elle en a quand même, c’est limite gros foutage de gueule.

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Kramp TV Kitchen

C’est une vidéo tirée du film The Groove Tube vu sur Canal+ le siècle dernier. L’extrait est une (fausse) recette de cuisine pour une (fausse) émission télé. Et un peu de kikoo lol sur ce beulogue, ça ne va pas faire de mal, hein.

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Fierté mal placée

Préface
Ce post de nature introspective n’a pas d’intérêt. Il ne contient rien. D’ailleurs, il n’existe pas.
Fin de la préface

Hier, c’était donc la Gay Pride. Une fois de plus, les Moïse de l’homosexualité ont reprit leur bâton de pèlerin pour battre le fer du pavé parisien (cette phrase ne veut rien dire, j’en ai tout à fait conscience).

De mon côté, j’ai retrouvé – pour la première fois depuis la dernière fois que je suis allé à une Gay Pride (à peu près huit ans) – d’anciens compagnons du PopInGays en plein prêche de bonne musique dans un océan de décibels crasses. J’ai dit bonjour aux “anciens” toujours là, et j’ai tranquillement suivi le camion (mais c’était un peu la merde car j’avais raté le dress code du jour : tee-shirt noir et mon bleu-ciel faisait tâche).

Arrivé à Luxembourg, l’épuisement et l’atroce sensation d’être en décalage complet avec “la scène” m’ont poussé à rebrousser chemin. Mais promesse était faite d’aller à la soirée du PopInGays au Point Éphémère le soir même.

Alors que je descendais l’avenue Denfert-Rochereau, je ne cessais de me maudire de ne “pas être assez gay”. Pas dans la manière, mais dans les actes. Autour de moi, dans mes amis proches, ceux que j’appelle et que je vois régulièrement, je pense pouvoir compter les homos sur le doigt d’un doigt. Je ne vais jamais dans le Marais, mais de toute façon, pourquoi j’irais seul m’y balader ? Ce n’est sûrement pas mes potes qui m’y accompagneraient. Je ne vais pas dans les boîtes, parce que de un, j’ai un peu passé l’âge, mais même quand je l’avais, je n’y allais pas et de deux, je n’aime pas la musique qu’on y passe. Et je déteste à peu près toutes les icônes associés au “milieu”. Notamment certaines chanteuses dont une mort exemplaire à la façon de Sainte Blandine me semblerait encore trop douce.

En fait, je suis dans une sous-section de la minorité homosexuelle. Et au dernier recensement, nous sommes quatre.

Même hier, finalement, en allant à la soirée de mes potes, je notais le décalage. Alors que, pour une fois, j’aimais bien la musique, l’idée de contorsionner mon corps pour simuler une impression de mouvement rythmique me paraissait tellement saugrenue que je me suis réfugié sur un fauteuil pendant près de deux heures.

Lorsque, dans la dernière demi-heure, j’ai tenté de laisser mon corps se mettre en branle sur la piste de danse, j’avais honte de chacun de mes gestes. Et je voyais tous ces gens se dirent bonjour, se faire la bise, rigoler au bar. Tous les gens de cette association se connaître et s’apprécier. Des simili-punks en transe dansaient. Un éphèbe gonflait ses muscles en buvant un whisky-coca. Deux lesbiennes se serraient l’une contre l’autre. Un sexagénaire draguait la jeunesse. Le monde entier s’amusait et au milieu, j’avais l’étrange sensation d’être l’énorme cancrelat.

Kafka ne m’aurait pas renié.

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En moins d’une heure

Il est des joies dont on ne se lasse pas comme celle d’écouter un vendeur dans un supermarché sachant très bien qu’on n’achètera pas son produit mais qu’on n’est pas contre un échantillon gratuit. Ainsi, l’autre soir, au Monoprix de Montparnasse, un monsieur d’un certain âge proposait des dégustations d’un vin rouge qu’il qualifiait lui-même de “petite merveille”.

Il me propose un verre, mon enthousiasme est restreint parce que je n’ai pas vraiment envie de boire, mais en même temps un godet gratuit, c’est difficile de le refuser. J’accepte et commence à le goûter tout en écoutant son argumentaire de bonimenteur.

Alors, ce vin, il nous vient de Bordeaux, du Médoc, il est chaud, tout en bouche, profond, avec un léger et subtil arôme de noisette, il est conservé en fût de chêne. C’est une petite merveille et on ne le vend qu’à 13 euros la bouteille et si vous en prenez six ça, on vous en fait une gratuite.

Bon, le dégustant, je le laisse parler. C’était un vin rouge et comme j’y connais rien, je l’aurais mis dans la catégorie des “bons vins rouges”. Lui continue.

Rhalalala. Si vous saviez mon malheur d’ailleurs. Je suis venu avec 15 cartons de 6 bouteilles, et il ne m’en reste plus qu’un et deux bouteilles à côté. J’aurais pu en amener au moins le double… Pffff, si c’est pas malheureux… Et en plus, il me reste toute la journée encore. Là, c’est sûr, j’aurai tout vendu en moins d’une heure. Mais faut voir aussi, c’est un super bon prix.

Le vin me tourne légèrement la tête, je lui tends le verre qu’il ne prend pas, l’assurant de la petite merveille qu’est le contenu de la bouteille, et que “rhalalala, c’est vrai que c’est pas cher”. J’en pense pas un mot.

- Alors, vous m’en prenez une ?
- Bah… Non, je pense pas… Je venais pas vraiment acheter du vin, vous comprenez.
- Sûr ? Pas une bouteille ?
- Non, désolé, vraiment !
- Alors, un carton ? Comme ça vous en offrez à votre famille ? C’est un super prix, quand même. Chez Nicolas, ça vaut le double, une bouteille comme ça !

Bien sûr, déjà que j’en veux pas une, je vais prendre un carton. Quel naze, ce mec. “Non désolé, vraiment, je pense pas que je vais en prendre, je vais réfléchir en faisant mes courses, je reviens si je change d’avis”.

Comme il a vu que j’en prendrai pas, il ne s’intéresse déjà plus à moi, son regard voit derrière, prêt à bondir sur le prochain pigeon.

Je pose le verre que je n’ai pas fini. Je le remercie et je lui assure de nouveau qu’il est très bon. Il me regarde l’air de dire : “ouais, c’est ça, allez, casse-toi”. Mais comme je suis poli, je le rassure : “Mais ne vous inquiétez pas : en moins d’une heure vous aurez tout vendu”.

Il aurait eu des chiens à côté de lui, il les aurait lachés.

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Méchante claque

D’aussi loin que je me souvienne, il m’a toujours semblé que les textes qui commencent par “d’aussi loin que je me souvienne” sont dénués d’intérêt. J’en suis désormais si fermement convaincu qu’à chaque fois que je lis ces quelques mots au début d’un billet, je referme aussitôt mon browser internet et le jette au feu.[1]

Heureusement, ce billet ne commence pas par ces mots et ça me suffit grandement pour avoir envie de continuer de l’écrire. Lucky you are.

J’avoue avoir toujours été surpris par les gens qui te disent : “d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu devenir [mettre ici un métier débile : acteur, journaliste, médecin, pompier, président de la république, que sais-je encore ?]“. Pour ma part, j’ai dû avoir envie d’embrasser la carrière d’une vingtaine de corps de métier. J’avoue que le journalisme me trottait dans la tête, mais ma famille m’avait convaincu de l’infaisabilité du projet parce qu’“on ne connaît personne dans ce milieu et c’est un métier de pistonnés”.

Quoi qu’il en soit, j’ai fini par devenir journaliste (enfin, en vrai “rédacteur”), j’ai même une jolie carte de presse qui le prouve (pour ce que ça sert…). Je suis genre content, j’aime bien ce métier, ça m’éclate et tout ça.

Mais aujourd’hui, au travail, nous avons appris la fermeture de trois journaux. Sur les trois, il y en a deux qui font partie du package en vente par notre société-mère. Ce package contient cinq titres, dont le mien. Sur ce package, nous ne sommes donc plus que trois après cette annonce. Autant dire que l’étau se resserre énormément. En somme, ce matin, le couperet de la guillotine est tombé et si j’ai pas eu la tête tranchée, j’ai les godasses couvertes de sang.

Grand classique, nous avons eu le droit au grand discours du syndicaliste en chef qui venait nous dire des tas de trucs très sympas (”la société va bien, ils veulent nous entuber, tous des salauds”, ce en quoi, je suis sûr qu’il a raison). Au cours de sa logorrhée, il a évoqué deux points qui m’ont interpellé.

Le premier consistait à expliquer qu’on allait nous demander de travailler plus au détriment des magazines. Mais l’exemple était ambiguë : “Attention, ils veulent mutualiser les postes et dans ce cas-là, vous pourrez plus partir chercher les gamins à 9h15 pour les déposer chez l’ophtalmo, parce qu’il faudra débiter du papier et si votre texte est pas rendu à l’heure, on vous mettra un blâme, hein ! Ce qu’ils veulent, c’est faire exploser notre organisation de groupe de presse qui euh… met en avant le… euh… la qualité de nos magazines”. Alors, en gros, ça voulait dire (si j’ai bien compris) : le fait de pouvoir déposer ses gosses à 9h15 chez l’ophtalmo est un gage de qualité de nos titres. J’ai trouvé ça débile.

Le second point qui m’a interpellé et ce n’est pas la première fois que je l’entends, c’est le suivant : “Ah mais attention, le reclassement [des salariés qui vont perdre leur poste], c’est pas facile à mettre en œuvre, parce qu’y faut voir qu’un journaliste de presse spécialisée, rha non, hein, y peut pas travailler en presse magazine classique, y lui faut une formation, le journaliste de tel titre qui fait du test de ça, y peut rien faire d’autre”.

Là, connaissant nos DRH, je peux dire que ça m’exaspère mais pas que le syndicaliste se plante : si tu as trempé ton doigt dans la presse à centre d’intérêt, tu es condamné à ne faire que ce que la DRH connaît de toi. Pas la peine une seconde de penser qu’ils te laisseraient faire tes preuves ailleurs.

Cette idée est débile, tordons-lui le cou.

Prenons des exemples. Imagine que tu vas chez le dentiste, il regarde tes dents et te dit : “Pardon, monsieur, mais votre problème c’est une carie sur la molaire B23 et moi je ne soigne que les canines A18″. Bah, voilà, c’est pareil. Imagine que tu veux faire redécorer ta maison et qu’on te dit : “Non, moi, je ne fais que les chambres de douze mètres carrés”. Ou bien un charcutier qui ne ferait que du vole-au-vent. Je continue ?

Alors, je dis pas qu’on s’improvise journaliste économique sans rien connaître à la finance ou journaliste politique sans copiner un peu avec les personnalités du moment, mais si j’écoute les syndicats : a. je ne dois surtout pas travailler ailleurs que pour mon titre, mais en plus, b. on ne pourra jamais me reclasser parce que je ne sais écrire que dans mon domaine.

J’ai une nouvelle envie de suicide.

[1] La première personne qui arrive à me dire d’où j’ai tiré ce paragraphe – ce n’est pas exactement un copier / coller mais ça y ressemble énormément quand même -, je lui offre une coupe de champagne dans le bar de son choix. Cette offre promotionnelle est sujette à des conditions définies dans les alinéas §37.2 et §39.4 du règlement de ce jeu déposé chez un huissier de justice dont je n’ai pas le droit de donner le nom.

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Ch. logement sous pont (please RT)

Je ne vais pas le cacher, l’appartement dans lequel je réside, je n’en suis pas ultra fan. Je pourrais commencer par raconter le fait que la cuisine est insalubre, que les murs s’y décomposent et que l’humidité frise les 99% ou bien encore que même au moins de juin, il paraît inconcevable de couper le chauffage. Je pourrais, mais bon, ça n’apporterait pas grand chose.

Donc, j’ai pris la grande décision de déménager (alors que je l’ai fait il y a moins d’un an, mais que veux-tu ?, dépenser mon argent stupidement est absolument un must dans ma vie). Problème : pour déménager, il faut dire à son propriétaire qu’on s’en va, et il faut le faire trois mois avant de partir. C’est gentil, ce concept, mais c’est pas très arrangeant. Parce que tu n’as en réalité qu’un mois pour chercher l’appartement de tes rêves et comme je ne suis pas prêt d’être sélectionné pour “Cherche Appartement” sur M6, je ne peux un peu compter que sur mon dévouement pour choper le truc de rêve.

L’idée me stresse. Envoyer une dédite de son logement sans en avoir un autre appart derrière, c’est un peu comme démissionner sans avoir un job après, ça pue la merde. Bon, sauf si tu es celui sur laquelle la fée clochette s’est penchée, bien sûr, car, dans ce cas, tu files ta dédite, trois jours plus tard, tu as un copain qui te dit que l’appart de Michel est libre que tu peux le prendre pile quand tu veux et que son propriétaire a décidé de le louer vingt pour cent moins cher qu’avant, soit un appart de 60 m2 surplombant les Buttes-Chaumont à 800 euros.

Malheureusement, la fée Clochette a raté mon berceau, et – je ne sais pas – je sens que ça va ressembler à ça : dédite déposée le premier août, départ pour le premier novembre ; recherche d’appart à partir de fin septembre sur tout le mois d’octobre ; “ah, celui-ci est déjà loué” ; “ah, votre dossier n’a pas été retenu” ; “ah, celui-ci est au sixième sans ascenseur et votre piano n’y rentre pas” ; “ah celui-ci n’est pas disponible avant le vingt décembre” ; le premier novembre, ça va être chargement du camion pour un garde-meuble ; squatte ; chômage ; plus d’appart ; retour dans la maison familiale ; suicide[1].

Bref, tu l’auras compris, à un mois de poster ma jolie lettre recommandée avec accusé de réception, je suis comme une bite devant le scalpel qui va l’émasculer.

Tiens. Anne Hidalgo me suit dorénavant sur Twitter, si je demandais un logement gratos de la ville de Paris ?

[1] Comme je l’ai déjà souligné, le suicide est l’unique solution à laquelle pense mon cerveau devant une situation qui paraît inextricable.

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Sésame, ouvre-toi !

Dans la plupart des grandes villes, pour entrer dans un immeuble, il faut une clé ou un digicode. Souvent, on est bourré et c’est compliqué de se souvenir du sens de la clé ou des chiffres qui composent le code.

Dans mon immeuble, pour éviter ce genre d’ennui bien malheureux, ils ont trouvé la parade idéale : le digicode a un seul bouton. Il faut appuyer dessus et ça ouvre la porte. Pas de risque d’oubli : une fois qu’on le sait, c’est pour la vie.

Digicode

Tu me diras : “mais alors, à quoi ça sert ?”

Ahah. Jeune sot (ou jeune sotte, je suis pas misogyne). C’est que le voleur potentiel, l’agresseur ou le pilleur de boîte aux lettres, lui, ne connaît pas le code ! Il est donc totalement impossible qu’il entre (à moins qu’il n’appuie sur le bouton, mais c’est quoi la chance de trouver la bonne combinaison ? Une sur combien de millions ?).

J’espère que le syndic a facturé au prix fort cette idée de génie !

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The Last Nouvelle Star

Ce soir, c’est comme on dit par chez moi, un peu la fête. En vrai, ce sera surtout demain. Pourquoi ? Parce que, figure-toi, mon jeune ami, que ce soir, c’est la dernière soirée de la Nouvelle Star pour Yahoo !

Après, c’est fini. Et ça, c’est la méga-classe.

Bon, restera à écrire l’article, à relire, à ti-relire, et à envoyer le machin à Flu qui l’enverra après à Yahoo qui le publiera.

Two thumbs up !

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  • Jour du Seigneur

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