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Les Grandes Erreurs du Marketing (6)

Quand même, il y a des agences de communication qui ne se font pas chier. Comparons ainsi :

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Si j’étais Denny Crane, je te ferais un de ces procès retentissants, tiens ! Ça ne ferait pas un pli.

Belles Gueules de Stars

Sur le site Internet de Voici, tu as un truc qui ne sert pas à grand chose mais qui me fait drôlement rire, c’est la possibilité de survoler les photos avec une loupe pour zoomer sur les zones sensibles, comme une marque de cellulite ou bien une liposuccion foirée.

Et puis, pour les nazes qui savent pas faire, ça empêche de choper les photos.

Mais en fait, c’est pas vraiment ça qui me fait rire. Ce qui est marrant, c’est de rendre la star totalement informe en trouvant le meilleur endroit pour zoomer afin que la photographie ne soit pas totalement absurde, mais que la star soit immonde :

Claudia
Claudia Cardinale

Enrico
Enrico Macias

Edward
Mathieu Edward

Bien sûr, il est évident qu’il n’y a que moi que ça fait rire.

Bientôt sûr ce beulogue : la liste des meilleurs twitters du canton de Berne.

Les Grandes Erreurs du Marketing (5)

En mars dernier, Barclays rachète pour 745 millions de dollars une banque russe, Expobank, afin de développer sa présence sur les marchés émergents. Expobank, ce n’est pas une banque d’affaires, c’est une banque pour les particuliers comme, je sais pas moi, le Crédit Coopératif. En un peu plus grand, toutefois. C’est la dixième sur le territoire de la Russie.

Bref, on se félicite, on se congratule et on va signer les papiers. Les grands pontes de la Barclays, parapluie et haut-de-forme en avant, débarquent donc à Saint-Pétersbourg, viennent dire bonjour aux chefs d’Expobank, mangent du caviar, boivent du champagne, et comment va la petite ? Et votre femme ? Et l’hiver est rude, non ?

Quand enfin les contrats sont signés, les dirigeants d’Expobank offrent alors aux Britanniques de la Barclays un cadeau très gentil à leurs yeux : un calendrier réalisé en interne avec en photo les conseillères clientèle, les cheftaines d’agences et les secrétaires d’Expobank — et pas les plus moches. Surprise ! Ces dernières ne sont pas sottement en tailleur Chanel à répondre au téléphone, mais dans des poses lascives et en petites tenues. Tout ceci est accompagné par des slogans pour le moins incitants à la débauche la plus totale. Quelques extraits :

Miss Janvier Maria Guterman, Manager Senior, Miss Janvier

Miss Février Yevgenia Trusilova, Commercial, Miss Février
(slogan : Nous répondons à toutes vos demandes personnelles)

Miss Mars Chef économique pour les clients VIP, Anna Pogodina, Miss Mars

On peut voir pratiquement toutes les photos ici. Le projet a été proposé par le directeur général de la banque, Kirill Yakubovskiy (orthographe approximative) et c’est sa femme, photographe professionnelle, Elena Broksa qui a pris les photos.

La réaction des employées de la banque est à découvrir aussi sur le site du Daily Mail, la plupart étaient « ravis », même si certaines ne savaient pas qu’il y aurait leur nom et leur fonction notés sur la photo.

En tout cas, ça a créé un mini-scandale en Angleterre, même si cela semble être assez classique en Russie. Cela dit, je vois pas qui pourrait faire ça dans ma société…

Et je remercie mon copain de la Barclays qui m’en a parlé ce matin.

Les Grandes Erreurs du Marketing (4)

Je me demande combien de têtes pensantes chèrement payées par ma société se sont mises ensemble pour réussir à accoucher de ce nouveau logo ainsi que de ce magnifique slogan qui, l’un comme l’autre, honorent notre régie publicitaire.

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Plus encore, je me demande bien qui a donné l’accord pour le déploiement de cette œuvre qui rappelle les pires heures du marketing français des années quatre-vingts. Outre la laideur du graphisme (non sérieusement, est-ce que ce style de coche en forme de racine carrée évidée est encore acceptable ailleurs que dans un fichier Excel ?) soulignée par le choix de la couleur censée être “or” (c’est raté), est-ce qu’en 2008 un slogan comme “La régie partenaire de votre succès” est acceptable ? Pourquoi pas “La synergie-conseil au profit de votre média management support” tant qu’on y est ?

Ô vacuité de l’esprit humain des élèves de l’ISG, quand auras-tu fini de me faire souffrir ?

Les Grandes Erreurs du Marketing (3)

Quand on passe à la station de métro Balard, on peut voir cette publicité pour un restaurant indien, le Kamalâ-Inde.

Kamalâ

Il semblerait que c’est un endroit délicieux, où on y mange vraiment très bien comme le dit d’ailleurs le chanteur national Carlos :

Carlos adore

Oui, bien que mort, il adore y revenir.

La seule explication que je vois : Carlos est devenu un mort-vivant et au Kamalâ-Inde, on sert de la chair humaine bouillie au curry.

Ou alors ils n’ont pas modifié leur pub depuis la mort du fils de Dolto, mais je préfère mon hypothèse précédente. Elle me paraît largement plus sensée et nettement moins loufoque.

Les Grandes Erreurs du Marketing (2)

Des sociétés qui te promettent d’apprendre l’anglais tout en mangeant des chamallows sont légion. La plus célèbre, à Paris en tout cas, c’est The Wall Street Institute et sa publicité (légendaire) où une photo issue du catalogue Getty nous montre une fille en tailleur noir et un mec en costard au téléphone, l’un et l’autre avec des sourires à s’arracher les lèvres, qui disent :

– Do you speak English ?
– Yes, I speak English… Wall Street English !

J’avais déjà dit tout le bien que je pensais de cette pub le premier juin 2005.

Anyway, ces temps-ci, il y a une pub pour Telelangue, un truc pour apprendre les langues étrangères et bien sûr l’anglais (de quoi faire “un bond dans sa carrière” promet le site internet) tout en cuisinant une paella. Rhino75 l’a photographiée :

Arrêtez de massacrer l'anglais

Le truc, c’est qu’à ma connaissance, l’Anglais ne porte pas le kilt, c’est l’Écossais dans ses High Lands qui s’habille de la sorte, en général juste avant de se régaler d’un Haggis, le soir du Burns’ Supper. Or, si l’idée de Telelangue c’est de te faire apprendre l’écossais (ou ne serait-ce que son accent), attends-toi à faire un sacré “bond” dans ta carrière, mais pas dans le sens que tu crois. Si tu veux, c’est comme si pour apprendre l’allemand tu apprenais le suisse allemand.

Quand je pense à mon prof d’anglais qui venait du Pays de Galles et qui reprenait systématiquement quiconque lui disait : “vous êtes Anglais ?” en répondant : “non, je suis Britannique”, je me dis que cette publicité doit particulièrement énerver de l’autre côté de la Manche.

D’ailleurs, l’autre jour, j’ai vu écrit au marqueur “cette pub est une honte” sur l’affiche.

L’Incroyable histoire de la brosse à chiottes

J’aime être mis au défi, je suis ce qu’on appelle un battant, un winner, un mec qui en a jusque là et même au-dessus. Alors, quand on me demande de raconter en six cents signes l’histoire de la brosse à chiottes, je m’exécute.

L’histoire de la brosse à chiottes débute en réalité avec la première chasse d’eau et le siège qui va avec. Avant cela, on avait pas vraiment besoin d’une brosse dédiée aux WC : d’abord, on était sale et, ensuite, comme les trous donnaient directement sur la chaussée ou dans des les égoûts, il n’y avait rien ou pas grand-chose à nettoyer.

Prenons, par exemple, le château de Chillon (promis : c’est pas l’envie qui m’en manque mais je ne ferai pas de jeu de mot). On y a installé deux genres de lieux d’aisance : des toilettes externes constituées d’une petite cabine en bois fixée sur le mur du château (et les excréments tombaient directement dans le lac) et des toilettes internes dans la pierre et dont le conduit est l’enceinte du château (et ça tombait aussi dans le lac, du coup, on les nettoyait rarement ; en plus, ça évitait de donner envie aux éventuels envahisseurs de passer par là).

Toilettes à Chillon

Il est évident qu’à l’époque, la brosse à chiottes n’avait absolument aucun sens. Parfois, on invitait le ramoneur de cheminée à passer dans le conduit d’évacuation, mais il fallait alors le payer douze florins de plus et le seigneur n’était que rarement consentant.

Heureusement, on avait une autre astuce, et c’est la plus répandue jusqu’au milieu du dix-neuvième siècle avant l’apparition de la chasse d’eau moderne et de la cuvette, c’était le pot de chambre. La brosse à chiottes n’existait toujours pas car on utilisait une brosse traditionnelle et un peu d’eau. Ensuite, on bazardait le tout par la fenêtre.

La brosse à chiottes telle qu’on la connaît ne fait donc son apparition qu’au début du vingtième siècle. Elle est un mélange entre le plumeau à toiles d’araignée et la brosse à récurer. Elle est constituée d’un manche relativement long qui permet de récurer assez loin dans le syphon et s’achève avec des brins synthétiques qui forment un arrondi pour permettre d’atteindre tous les recoins de la cuvette.

Avant qu’on ne découvre les fibres synthétiques, on utilisait des poils de porcs ou la crinière des chevaux. Parfois, nous indique Wikipedia, on se servait des poils du buffle, de l’écureuil (j’avoue être plus sceptique), du lion (là, je pense que c’est n’importe quoi) ou du blaireau.

Mais bon, ça marche très bien avec du synthétique.

Dans sa grande sagesse, Wikipedia précise qu’il est déconseillé de nettoyer le siège avec la brosse à chiottes.

Au Japon, peut-on lire ici, la brosse à chiottes est synonyme de chance, réussite et succès. Comme le remarque le compagnon de l’auteur de cette analyse : “faudrait penser à le dire aux dames pipi, je suis sûr qu’elles doivent dormir sur un sacré tas de pognons sans le savoir”.

La bonne position

Pour finir, et c’est probablement le plus intéressant, la position européenne qui consiste à s’installer confortablement sur le socle du WC est de loin la plus mauvaise pour faciliter l’évacuation des sels selles (merci Cork – je crois qu’on peut aussi écrire “fèces”, faut que je vérifie, information confirmée par Ze F.). En effet, il faut se tenir accroupi pour que les intestins soient complètement décontractés. Une société américaine (Natures Platform) propose un ustensile un peu encombrant qui permet de se tenir ainsi au-dessus de la cuvette dans la position du Lotus qui chie.

La plateforme naturelle

Idéal pour les intestins

Voilà, mon cher Gre, je pense qu’avec ces trois mille signes, j’ai fait le tour de la question de l’incroyable histoire de la brosse à chiottes.

Au plaisir de te rendre service.

PS : Si des lecteurs veulent qu’on fasse une commande groupée de la plateforme naturelle, qu’ils me contactent : j’ai une réduc’ de 12%.

Les Grandes Erreurs du marketing (1)

Mon blog – qui ressemble sensiblement au désert du Sahara après une tempête de sable – n’a pas encore rendu l’âme. Loin de là ! D’autant que je suis bientôt au chômage. Ça va être l’occasion de lui donner un sacré coup de turbo (non, je dis ça, je spécule, j’y suis pas encore, j’ai juste discuté avec mon chef et il m’a dit : “Ne t’inquiète pas, il ne se passera rien avant octobre, prends tes vacances l’esprit tranquille”).

Aujourd’hui, donc, voici une toute nouvelle série intitulée Les Grandes erreurs du marketing (et en même temps, c’était le titre de mon post, donc si tu es futé, tu as compris que c’était ça, la série, d’autant que j’ai eu la présence d’esprit d’ajouter un «1» entre parenthèses ce qui signifie — et les plus éclairés d’entre vous l’auront compris — qu’il y aura une suite[1]).

Mardi, le magazine Les Inrocks sortait en kiosque et comme je suis abonné, je l’ai reçu dans ma BAL[2]. La couverture promettait un article sur CSS, un retour sur la télévision publique et l’histoire de Led Zep.

Couverture Inrocks
C’est froissé, car je l’ai récupéré dans une poubelle

Or, cette couverture était une couverture-gigogne dédiée à l’opérateur téléphonique SFR et à ses nouveaux forfaits Illimythics (soi-disant) illimités. Oui, j’écris soi-disant parce que bien que la publicité arbore fièrement la mention “Musique illimitée – Appels illimités soir et week-end – TV, surf et texto illimités”, il faut comprendre : paie dix euros de plus par mois pour les appels, douze euros pour la musique (et dès que tu arrêtes de payer, la musique, tu l’as dans le fondement), et pour Internet, ne t’avise pas de faire de la voix sur IP. Bah ouais, manquerait plus que t’arrêtes de téléphoner avec ton portable, gros niaiseux.

Mais là où je veux en venir (parce que si c’était pour dire que les opérateurs télécoms étaient des voleurs, ça n’aurait guère d’intérêt puisque c’est de notoriété publique), c’est que la couverture-gigogne, c’est super chiant. Déjà quand ça s’ouvre en deux, ça prend la tête, mais là, pour faire encore plus stAÏle, celle-ci s’ouvre en trois. Comme un poster central de Playboy, la Bunny en moins.

En plus, honnêtement, c’est pourri, ça tente de faire dans le genre iTunes, mais le graphiste a simplement repris la même guitare Gibson (Flying V) en la recopiant je ne sais combien de fois avec un vague filtre Homothétie de Photoshop et en appliquant une couleur au corps de chaque instrument (pattern répété trois ou quatre fois dans l’image). Bref, au-delà de toutes considérations pratiques, c’est l’exemple même de la pub foirée de bout en bout.

Triptyque
Terriblement pratique

Et dans le métro, au bout de la vingtième fois que la couverture glisse au sol et que tu marches dessus, d’un geste rageur et vengeur, tu l’arraches et tu la bazardes en rentrant chez Orange pour t’acheter un iPhone 3G.

[1] Une suite, oui, mais quand ?

[2] Une BAL, c’est une boîte aux lettres en abrégé dans laquelle on reçoit des lettres en papier et pas des mails par octet, notion très vingtième siècle, s’il en est.

Les Musées de l’Horreur (II) : La Pâte Alimentaire

Mon premier post sur le sujet ayant été largement plébiscité (on compte d’ores et déjà un commentaire et il n’est même pas de moi), je reviens pour un second épisode de ma série intitulée : “Les Musées de l’Horreur”.

Aujourd’hui, découvrons ensemble le Musée de la Pâte Alimentaire à Rome ou plutôt le Museo Nazionale delle Paste Alimentari (je parle couramment l’italien littéraire).

Oui, on distingue clairement les musées consacrés à la pâte alimentaire de ceux qui s’intéressent à la pâte non alimentaire. Avec la pâte non alimentaire, on construit des baraquements pour les SDF. Avec la pâte alimentaire, on fabrique des pâtes à limes en terre (magistral jeu de mot pourri). Suis un peu, cher lecteur, parce que cet article promet d’être âpre, aride et intense.

Musée de la Pâte Alimentaire

Le musée donne sur la Piazza Scanderberg. On y entre par une porte (remarque le souci du détail) vitrée automatique et il y a même une petite rampe pour les handicapés, parce que de l’aveu même de la caissière, ce serait dommage qu’ils ne puissent pas y avoir accès. Celle-ci informe le chaland qu’il y a deux visites possibles : la rapide qui ne consiste qu’en deux demi-étages et la grande où l’on peut accéder à tous les étages (et malheureusement, précise-t-elle, cette visite n’est pas accessible aux handicapés, et c’est quand même bien dommage, parce que c’est là que c’est le plus beau).

Le prix est de 10 euros pour la complète (jambon, œuf, fromage) ou 5 euros pour la réduite. Obligation est faite de prendre l’audioguide, je comprendrai mieux pourquoi une fois à l’intérieur.

Je me décide pour la version courte, parce qu’en même temps, je sens déjà que ça va pas être super et j’ai été lâché par tous les autres touristes qui ont trouvé que c’était de la connerie sans nom d’aller visiter ce musée alors qu’il y a un peu mieux à faire d’un point de vue culture à Rome.

Je chausse donc mon audioguide et pousse la porte du musée après avoir donné mon ticket à la fille de la caisse qui a retiré son costume de caissière pour endosser celui de guide. Je suis seul dans le musée, chic, je vais pouvoir voler des trucs. Mais en fait non : la caissière-guide va me coller aux basques tout le long de mes pérégrinations.

musee_1.jpgLa visite commence par la “Salle du blé” qui présente du blé (hum) à différents stades de sa pousse. D’abord sous forme de graines, puis sous forme de tiges et enfin sous forme d’épis.

Fascinant.

Des coupes de terrain montrent le genre de terre dans lequel il est le plus propice à pousser.

La pièce suivante dévoile une machine qui fabrique les pâtes et notamment comment les différentes formes sont obtenues. Un schéma au mur (qui ressemble à s’y méprendre à celui qu’avait réalisée ma classe de quatrième au retour du voyage scolaire en Angleterre sous le préau de l’école) explique pourquoi les pâtes al dente sont plus digestes.

L’audioguide s’avère un précieux atout pour s’attarder dans la pièce sinon, en moins de trois secondes, on se serait cassé.

Comme j’ai choisi la visite rapide, je n’ai pas le droit de traverser tout un pan du musée où l’on apprend pêle-mêle les raisons des formidables qualités nutrionnetlles des pates, les ustensiles nécessaires à la fabrication de pâtes chez soi et surtout une magnifique chaîne de production ininterrompue.

musee_4.jpgDans la salle industrielle archéologique, on peut découvrir un large mortier dans lequel on écrasait le blé il y a cent cinquante ans. Il consiste en réalité en une énorme baignoire en pierre. J’ai l’esprit qui part à la renverse devant tant de beautés.

Dans la salle Travaglini, quelques gravures montrent des italiens du seizième siècle en train de pétrir le blé pour faire écho à la machine industriel ultra-sophistiquée que je viens de découvrir juste avant.

J’arrive enfin à ce qu’il est commun d’appeler le clou du musée. La salle Valeriani. C’est pour ainsi dire la raison qui pousse tous les visiteurs à venir découvrir ce musée.

Qu’est-ce donc ?

C’est une collection extraordinaire de photographies de personnalités du cinéma hollywoodien en train de manger des pâtes, dans des films ou dans la vie. Avec des légendes tout simplement renversantes comme sous cette photo de Marlon Brando : “Marlon Brando alias Don Corleone mange des Fusilli à la Roquette dans Le Parrain de Francis Ford Coppola” ou bien encore “Steve McQueen déguste des Tagliatelles avant de reprendre le tournage de Bullit“. Le tout est accompagné par l’audioguide : “Découvrez dans cette salle la plus grande collection de photographies de stars en train de rendre hommage à la nourriture italienne”.

Et c’est là que mon cerveau a explosé.

Photo de l’entrée du musée trouvée sur flickr.

48 heures par jour : Relativité Restreinte

Dans un contexte délicat entre le gouvernement et l’éducation nationale, il faut féliciter la pugnacité de certains créateurs qui n’hésitent pas à remettre cent fois sur le métier leur ouvrage. Ainsi la réalisatrice et scénariste Catherine Castel s’est associée avec Serge Adam pour l’écriture d’un film étonnant : 48 heures par jour.

En partenariat avec le Palais de la découverte, 48 heures par jour est une voyage fascinant dans le monde de la physique et celui de la théorie de la relativité par le prisme d’une vie de couple. Le titre est une allusion à peine voilée au repli du temps lorsqu’on se déplace à la vitesse de la lumière.

Bruno Tellier (Antoine de Caunes) est un physicien émérite qui rêve de participer à une mission vers Mars (hommage à Brian de Palma). Mais sa femme, Marianne (Aure Atika) ne l’entend pas de cette oreille. Hors de question de garder les gamins pendant cinq ans, durée prévue du voyage. Elle ne laissera partir Bruno que le jour où l’on pourra voyager à la vitesse de la lumière.

Bruno tente de lui expliquer que ça ne changera rien, parce que même si le voyage ne dure que quelques heures pour lui, sur la terre, des années se seront écoulées.

Mission to Mars

Intervient alors Einstein qui rappelle – au cours d’une séquence hilarante – sa théorie de la relativité restreinte qu’il conclut brillamment et dans un langage accessible à tous par la loi de conservation de la masse.

Einstein au téléphone

Juste avant son départ, Bruno prend une photo de sa femme pour se faire un joli souvenir.

Clic Clac Kodak

Mais le bus qui le conduit vers Kourou où l’attend la navette spatiale traverse malencontreusement un passage à niveau au moment où un train passe et qu’une vache broute. Bruno meurt dans les minutes qui suivent le drame.