Aller directement au contenu

Mois : juillet 2011

Le Mystère du paquet de clopes

Edit (pas de Nantes) : Je certifie sur l’honneur ne jamais avoir entendu parler de Monsieur Stéphane Guillon avant d’avoir écrit ce texte. Pour plus de renseignements, voyez par ici.

L’autre jour, je buvais un vert avec Krstv et Ioudgine, il était tant qu’on se dise “au revoir” qu’en – SOUDE UN – je tombe sur le paquet de clopes de Ioudgine.

(bon, j’arrête de faire des fautes pour rire, parce que vous allez me corriger dans les commentaires, maintenant si j’en fais, c’est pas exprès).

Elle avait un paquet de Marlboro, des rouges. MX4 Flavor pouvait-on lire. En dessous, c’était la photo d’un foetus mal en point avec écrit en lettre d’or “FUMER PENDANT LA GROSSESSE NUIT À LA SANTÉ DE VOTRE ENFANT”. Et alors ?

Enfin, bref, je retourne le paquet. Et que lis-je devant mes yeux ébahis ?

Je lis : “dC13623”

Clopes

Un numéro de série.

Les paquets de clopes ont des numéros de série. Et je n’en savais RIEN. Rien du tout.

Et en plus des lettres rigolotes avec des minuscules et des majuscules et des chiffres.

Tout ceci avait forcément une explication et donc je fonce nulle part.

À quoi ça peut bien servir un numéro de série sur les paquets de cigarettes ? Non, mais sérieux ? Bien sûr, ni Ioudgine, ni Krstv n’avaient le moindre début d’une explication. J’ai donc dû trouver tout seul.

Et j’ai trouvé.

En fait, c’est parce que sur tous les paquets, maintenant, il y a des promesses. Sur les uns tu peux avoir un cancer de la gorge, sur un autre tu peux finir impuissant. Y en a même un qui te dit que les fumeurs “meurent prématurément”. Et si ça se trouve, bah, tu vas fumer ton paquet de clopes et tu choperas rien. T’auras des gosses, ça se trouve, tu n’auras même pas de cancer. Et si ça se trouve tu mourras d’un autre truc que le tabac. Et voilà à quoi ça sert, ce numéro de série : c’est pour te plaindre.

– Oui, bonjour, le service client de Marlboro ?
– Oui monsieur, que puis-je faire pour vous ?
– C’est pour une réclamation.
– Oui, je vous écoute ?
– Voilà,j’ai acheté un paquet de Marlboro, l’autre jour.
– Oui ?
– Et bien, dessus il est écrit : “fumer pendant la grossesse nuit à la santé de votre enfant”. Or, ma femme qui a fumé une cigarette de ce paquet vient d’accoucher.
– Et ?
– Et le bébé va bien.
– Ah. Oui, il y a du avoir un problème, effectivement.
– Oui, parce que c’est pas bien normal, vous comprenez.
– Bien sûr, monsieur. Au nom de Marlboro, je tiens à vous présenter nos excuses. Pourriez-vous me communiquer le numéro de série de votre paquet, il est tout en dessous.
– Attendez, je regarde, c’est le… c’est le dC13623.
– Le ‘d’ est minuscule ou majuscule ?
– Minuscule.
– Attendez je fais une recherche sur les internets. Oui, c’est un paquet de MX4 Flavor, on l’a expédié au bureau de tabac de Port-Royal. Ah oui, effectivement, monsieur, il y a bien un problème : on a oublié d’ajouter les agents de saveur qui nuisent à la santé de votre enfant. Je suis vraiment désolé, c’est tout le lot qui a eu ce problème.
– Oui, mais là, mon enfant est né, alors on fait quoi ?
– Ecoutez, je suis vraiment navré. Mais je peux vous proposer des tétines à la nicotine spécialement conçues pour les bébés ? Ça les intoxique doucement et on est assuré à 99% qu’ils développent une maladie rare et gravissime avant trois ans.
– C’est pas mal, mais vous n’avez rien de mieux ?
– Non, sinon je peux vous rembourser le prix de votre paquet en timbres postaux ?
– Non, bah tant pis, je vais vous prendre les tétines alors. Mais vous êtes sûrs qu’elle marchent ?
– Je vous l’assure. Mais il faut s’assurer qu’il ne la crapote pas.

Une Grande erreur du marketing corrigée

Le 2 juillet 2009 dernier, j’évoquais dans ma série (un peu à l’abandon en ce moment, on va pas se mentir) “Les Grandes erreurs du marketing” le cas “Anecoop” qui proposait “la pastèque sans pépins” avec un astérisque “Peut contenir éventuellement quelques pépins”. Fort de ma remarque, la société a élaboré une toute nouvelle race de pastèques mutantes (et sûrement tueuses, je n’ai pas tous les détails) qui n’aurait — cette fois-ci — pas de pépins. Comme le prouve la nouvelle campagne de pub dans le métro :

Plus de pépin

Miracle ! Plus d’astérisque ni de renvoi ! Voici enfin les VÉRITABLES pastèques sans pépins. La science vient de faire un GRAND pas. Reste une question inhérente : comment la pastèque se reproduit-elle si elle ne produit plus de graine ? Ou alors, c’est une pastèque mixée avec de l’ADN de pêche, comme ça, elle n’a plus un pépin; mais un noyau ? J’en sais rien. J’avoue que je ne sais pas si je dois vraiment me féliciter de mon impact dans le sens où par ma faute, on a sûrement pratiqué des manipulations génétiques pas très orthodoxes. Ma conscience s’en remettra, mais survivrons-nous à l’invasion de ces pastèques new age ?