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Catégorie : Ha ha

Les petits arrangements tarifaires du RER

Non, ce n’est pas pour parler des intempéries que je rédige ce billet ni pour hurler après le conseil merveilleux de la SNCF pendant l’épisode neigeux (“Ne vous rendez pas à Paris”). En fait, j’écris ce post car depuis que je suis à Paris, je suis en colère après les tarifs de la STIF (ceux qui gèrent les métros et les RER)

L’injustice ne m’a finalement frappé qu’après mon départ de Paris, pour habiter de l’autre côté du périphérique, à proximité d’une ligne de RER plutôt que d’une ligne de métro. Oui, il faut savoir qu’un appartement à côté d’une ligne de RER coûte 20 à 30% de moins que le même, dans une zone parfois plus sinistre encore, MAIS à côté d’un métro.

La distinction entre RER et métro n’étant pas évidente pour tout le monde, voici en gros ce qu’on peut en dire :

– le RER (réseau express régional) s’aventure plus loin de Paris que le métro
– le RER est tarifé par zone (1 : Paris, 2 : petite couronne, 3 : grande couronne, 4 : Amazonie, etc.)
– le RER est moins fréquent que le métro
– le RER ne s’arrête pas à toutes les gares
– le RER est moins fiable que le métro
– le RER s’arrête au plus tard à 1 heure du matin quand le métro fonctionne jusqu’à 2 heures les vendredis et samedis soir

En gros, le RER, c’est moins bien, c’est plus cher, mais ça va plus loin que le métro. Mais, chose amusante (enfin, c’est à voir), le métro ne s’arrête pas aux portes de Paris et dessert des gares au-delà du périph. Et dans cette zone opaque, on peut considérer que le RER est plus coûteux que le métro, pour un service moindre.

Ainsi, amusons-nous à regarder cette magnifique carte (et en cliquant dessus, elle s’agrandira comme par magie) :

Rat rer 830

Voyez la drôlerie. Pour aller de Cité Universitaire à Gentilly (1,4 km), il vous en coûte 2,60 euros (c’est le RER B). Ah oui, mais mon bon ami, vous traversez le périphérique, c’est QUAND MÊME un truc de dément. En plus, bon, parce que c’est plus rigolo, seuls 2 RER sur 3 s’y arrêtent (alors que sur la ligne A du RER, tous les trains s’arrêtent dans les stations justes après Paris comme La Défense, Nanterre ou Vincennes). Le soir, on peut l’attendre jusqu’à 15 minutes quand tout va bien.

En revanche, pour aller de la porte de Vincennes à Créteil Pointe du Lac (11,1 km), comptez 1,70 euros et à ce prix là, tous les métros s’arrêtent à toutes les stations, et en plus vous avez du rab jusqu’à deux heures du matin les vendredis et samedis soirs.

Marrant, non ?

Il vous en coûte pareil de la porte de Vanves à Chatillon Montrouge (3 km) ou de porte Maillot à La Défense (4 km).

Cette dernière destination a une autre petite particularité, elle peut vous coûter 2,60 euros ou 1,70 euros. C’est selon. Si vous prenez le métro, c’est 1,70 euros, si vous prenez le RER, c’est 2,60 euros. Pourquoi ? Parce que c’est comme ça. Je m’étais fait avoir au début de mon arrivée à Paris (et je ne suis pas le seul, je pense) et j’avais envoyé un courrier (ou un mail) à l’époque à la STIF sur ce sujet. La réponse m’expliquait qu’il ne fallait pas voir ça comme une «injustice du RER», mais comme un «avantage du métro». Le ton de cette réponse, d’ailleurs, m’avait laissé pantois, à la limite de la bordée d’injures…

Car, outre une tarification aberrante, l’autre talent de la STIF, c’est de vous prendre pour de la merde. Là où toutes sociétés privées vous brossent dans le sens du poil, la STIF n’en a rien à foutre. Si elle vous répond, c’est pour vous engueuler.

La seule autre fois où j’ai envoyé un mail à la STIF, c’était pendant un été où les travaux du RER C bloquaient la ligne pour deux mois dans Paris. J’avais demandé puisque ça rallongeait mon trajet s’il y avait une ristourne sur l’abonnement mensuel du coup. Que n’avais-je OSÉ réclamer ! La réponse a été directe et cinglante : “Monsieur, ces travaux, on les fait POUR VOUS, alors nous n’avons certainement pas à vous déduire QUOI QUE CE SOIT, petit enfoiré de merde. C’est tout de même incroyable que les usagers n’arrêtent pas de RÉCLAMER tout le temps, nous sommes les Dieux du transport en commun, vous nous devez offrandes et prières”. Je paraphrase, mais c’était dans l’esprit.

Du coup, je n’ose plus rien dire. Quand on vient me voir et qu’on n’a pas de passe Navigo, il faut débourser 0,90 euros de plus pour faire un kilomètre au-delà du périph. Et c’est comme ça et tu fermes ta gueule gros connard.

Old habits never die

Il y a 4000 ans, environ, j’écrivais pour le web. Du temps des blogs, du temps où les gens lisaient les blogs, du temps où internet signifiait autre chose que le LOL et les vidéos de chats. Bref, un monde merveilleux que le monde a oublié. Aujourd’hui, c’est une civilisation perdue et en exhumant de vieux mails à la manière des archéologues, j’ai retrouvé un article écrit pour Fluctuat.net, un magazine “en ligne” qui s’est fait racheté successivement par Doctissimo puis Lagardère et qui aujourd’hui est intégré à Première. Un article que je n’ai pas écrit, mais qui était constitué de petites images légendées. En effet, chaque semaine, on proposait aux lecteurs une photo tirée d’une série et ils nous proposaient des bulles à rajouter. Au bout de 100 épisodes de cette série, on avait fait une sélection des meilleures. C’est ce que j’ai retrouvé et c’est ce que je vais partager, parce que ouais, aucune honte. Et ça me fera un souvenir pour quand je serai vieux et que les octets de ma mémoire seront comme une carte SD trop souvent formatée.

Et mes favorites :

L’avis (très) tranché du Monde Mag

Évidemment, être journaliste critique, c’est savoir dire les choses franchement, ne pas avoir peur de froisser les grands créateurs qui ont sué sang et eau des années pour finir leur film/livre/disque. C’est, sur un ton parfois péremptoire affirmer que “c’est nul” ou “c’est génial” ou “ça c’est vraiment du cinéma/de la littérature/ de la musique”. C’est un véritable métier qui demande tout un arsenal de vocabulaire cryptique qui puisse permettre à l’occasion de voir dans un film comme “Mes doubles, ma femme et moi” : “un exemple nietzschéen de la condition du surhomme confronté à l’orthodoxie freudienne, un cas classique de narcissisme dans lesquels l’idéal du moi prend la place du surmoi”.

Mais il arrive aussi que le critique mette des étoiles. C’est un truc pratique les étoiles : ça permet de dire si une œuvre mérite un quelconque intérêt sans avoir à se faire chier avec des phrases compliquées. Par exemple, dans Le Monde Magazine, il y a toute une page culture avec une colonne avec les sorties de la semaine et des petites étoiles pour nous dire ce que ça vaut.

Critique

Moi, j’adore parce que je me dis : ” Ah ouais, ça a l’air trop bien ‘La grotte des rêves perdus'” (alors qu’en fait, c’est chiant comme la mort, faudra que je vous en parle un jour) ou “Tiens, ça a l’air bien naze ‘Desination Finale 5′”.

Sauf que… Au Monde on doit vouloir se fâcher avec personne, conséquence on nous dit ce que signifie chaque étoile. Et là, détrompez-vous : le nombre d’étoiles n’indique PAS DU TOUT la valeur du film, non. Pour Le Monde, tous ces films méritent d’autorité le déplacement :

Etoiles

Oui, alors je sais, on va me dire : “Naaaaan, mais c’est écrit ‘La Sélection de la semaine’, ils ont déjà écrémé pour ne garder que le meilleur”. Sauf que c’est quasi la liste de toutes les sorties de la semaine. On ne me la fait pas à moi.

Alors, Le Monde ? On n’a pas les couilles de dire qu’un film est nul ? rep a sa mon bo loulou.

Varda célébrée en DVD

Dans la série “Les grandes intégrales que l’on attendait pas vraiment”, voici qu’arrive Les Glaneurs et la Glaneuse d’Agnès Varda en DVD.

Glaneurs Glaneuse

L’édition huit DVD comprend tous les épisodes des Glaneurs et la Glaneuse ainsi que la totalité des rushes mais aussi une interview-fleuve de deux heures avec Agnès Varda qui vous fait découvrir la rue Daguerre, un teaser des Plages d’Agnès, un commentaire audio pendant le film principal, divers making-of et bien sûr une introduction signée Jean Douchet ainsi qu’un abonnement d’un an aux Cahiers du Cinéma.

Le tout pour 99,99 euros.

La sortie est prévue d’ici la fin du mois de juillet. Juste après la moisson.

Attention ! Les cinquante premiers exemplaires seront vendus avec un CD inédit Agnès chante les champs, une collection merveilleuse de chansons paysannes du siècle dernier reprises au Yukulélé par Mme Varda herself.

Belles Gueules de Stars

Sur le site Internet de Voici, tu as un truc qui ne sert pas à grand chose mais qui me fait drôlement rire, c’est la possibilité de survoler les photos avec une loupe pour zoomer sur les zones sensibles, comme une marque de cellulite ou bien une liposuccion foirée.

Et puis, pour les nazes qui savent pas faire, ça empêche de choper les photos.

Mais en fait, c’est pas vraiment ça qui me fait rire. Ce qui est marrant, c’est de rendre la star totalement informe en trouvant le meilleur endroit pour zoomer afin que la photographie ne soit pas totalement absurde, mais que la star soit immonde :

Claudia
Claudia Cardinale

Enrico
Enrico Macias

Edward
Mathieu Edward

Bien sûr, il est évident qu’il n’y a que moi que ça fait rire.

Bientôt sûr ce beulogue : la liste des meilleurs twitters du canton de Berne.